Célébrons le trentième anniversaire de l’Insurrection de février 1979 et du trente huitième anniversaire de l’épopée de Siahkal (jour de la fondation de l’Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran – OGFPI)


En février 1971, alors que le régime dictatorial de Pahlavi se trouvait au sommet de son pouvoir, les Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran ont avec une volonté inébranlable pris le chemin de la lutte pour le renversement de ce régime dépendant de l’impérialisme. En attaquant le poste de garde de la gendarmerie de Siahkal (commune située au nord de l’Iran – NDT), les Guérilleros Fédaïs ont pu briser l’ambiance de terreur, d’oppression et du mythe d’invincibilité du régime monarchiste et de son service des renseignements la « SAVAK ». Depuis, une nouvelle page s’est ouverte dans les luttes des ouvriers et des masses laborieuses d’Iran. Et ainsi, le 11 février 1979, par l’insurrection générale des peuples d’Iran, le système monarchiste vieux de 2500 ans a été renversé.

Au mois de février 1979, quand des millions d’Iraniens de différentes couches sociales sont descendus dans les rues pour renverser le régime monarchiste, l’impérialisme mondial et ses agents en Iran étaient en train de négocier et de passer des compromis secrets avec le clergé réactionnaire, avec à leur tête l’Ayatollah Khomeiny. À l’époque, l’intérêt du capitalisme mondial exigeait qu’après la chute du régime de Chah, les organes de la répression et surtout le service des renseignements du régime monarchiste et son économie restent intacts. Ainsi à peine le régime du Chah renversé, afin de sauvegarder les intérêts du capitalisme mondial, tous les organes de la répression ont aussitôt été restaurés et ses agents remplacés par des nouveaux éléments ayant des titres islamiques.

Depuis la population iranienne subit des malheurs plus pénibles qu’à l’époque de la dictature du Chah. À l’époque, les Etats-Unis avaient mis à leur ordre du jour la politique de soutien et d’appui ouvert aux mouvements panislamistes dans la région. Au début de son arrivée au pouvoir, le régime de la République Islamique d’Iran (RII) comme d’autres courants réactionnaires au Pakistan, en Algérie, en Turquie ou des mouvements comme les Talibans ou Ben-Laden bénéficiaient du soutien massif et large des Etats-Unis d’Amérique. Les stratèges américains voulaient ainsi faciliter l’exportation des capitaux dans la région. La création de l’OPEP (pays exportateur du pétrole) et la flambée du prix de pétrole occupaient une place importante pour le monde capitaliste. À ce propos, la planification à long terme des Etats-Unis et d’autres puissances industrielles occidentales était basée sur la politique de récupérer l’argent du pétrole payé aux pays exportateurs de ce produit, en leur exportant des industries traditionnelles non avancées. Dans le cadre de cette politique, ces régimes étaient soutenus. Des régimes qui, en restant dans le cercle de l’économie occidentale, encourageaient la population de leur pays vers la religion et l’obscurantisme religieux.

Depuis, en Iran, le malheur de la religion et le retour aux croyances moyen-âgeuses progresse d’une façon inimaginable. L’exportation des capitaux a besoin de sécurité. Et aujourd’hui cette sécurité est assurée par les régimes qui peuvent séduire la population en créant des faux espoirs et des croyances datant de l’époque des barbares. Et pour réaliser ce scénario, la religion est le meilleur outil. Sans celle-ci, comment était-il possible de propager autant de pensées réactionnaires au sein de la population iranienne ?

Pendant les années soixante et septante, cette tactique a eu du succès, mais au cours du temps, à cause du manque d’adaptation aux nouvelles relations économiques, des concurrences historiques, religieuses et ethniques, les courants religieux sont entrés en contradiction avec les intérêts des Etats-Unis dans la région. Une partie de ces courants, pour la plupart sunnite comme Ben Laden et mollah Omar (dirigeant des Talibans) sont entrés en rébellion afin de garder les adeptes (qui sont fortement intégristes et religieux). Le régime de la RII, qui a trouvé sa survie dans l’islam et la propagation des croyances réactionnaires de l’islam, n’a pas fait exception. Afin qu’il puisse avoir une place dans le monde musulman et par là au sein de la communauté internationale, depuis son arrivée au pouvoir, le régime de la RII se présente comme le représentant des chiites dans le monde. Les dirigeants de ce régime savent bien que, sans leur cap religieux, ils n’auront aucune identité face à leurs concurrents arabes. Et ainsi, il n’y aurait aucune place pour leurs politiques ambitieuses et la satisfaction de leurs ambitions dans le monde musulman. Ainsi après avoir consolidé les piliers instables de leur pouvoir, le régime de la RII a essayé timidement de prendre sa distance par rapport aux Américains afin qu’il puisse ajouter un geste « anti-impérialiste » pour ses ambitions islamiques face à ses concurrents arabes. Bien qu’en réalité, cette politique n’était pas très efficace et en pratique le régime de la RII a été de plus en plus écarté de la communauté internationale, des déclarations des Nations Unis et les résolutions internationales.

Au cours des trente dernières années, le régime dictatorial religieux au pouvoir en Iran a imposé une situation économique, sociale et politique désastreuse et sans exemple pour la population. Depuis des années, ce régime tente de garder la population iranienne dans une sorte d’obscurantisme en créant et en organisant des incidents et des campagnes propagandistes afin de dévier l’opinion publique vers les problèmes extérieurs. Au début de leur arrivée au pouvoir, Khomeiny et d’autres dirigeants du régime ont d’abord parlé de « la conquête du Jérusalem en passant par Kerbala ». Ils ont tellement insisté sur cette question que huit années de guerre a été imposées aux peuples d’Iran et d’Irak. Au cours de la guerre et après, tous les opposants politiques et religieux ont été identifiés, arrêtés, emprisonnés, torturés et exécutés. Depuis son arrivée au pouvoir, d’une façon régulière et continue, ce régime a augmenté les tensions frontalières avec ses voisins et sous prétexte de la défense de la patrie, il a intensifié la politique de terreur et de répression. Tous les peuples d’Iran - du Kurdistan au Baloutchistan et de l’Azerbaïdjan au Turkménistan et au Khouzistan - sont opprimés et cette oppression dure toujours.

Les ouvriers iraniens qui, en organisant des grèves générales et des manifestations ont joué un rôle important et efficace dans le renversement du régime de Chah, vivent actuellement dans des conditions économiques catastrophiques. Ils sont privés de tous leurs droits fondamentaux et leurs salaires ne sont jamais payés à temps et parfois certaines usines payent les salaires des ouvriers avec seize mois de retard. Toutes actions et revendications ouvrières conduisent à la prison, la torture et l’exécution et les ouvriers actifs se trouvent régulièrement derrière les barreaux pour des motifs absurdes et infondés.

L’énergie nucléaire et sa conséquence est un prétexte dont les dirigeants iraniens profitent pour faire du chantage à l’intérieur du pays et aussi sur la scène internationale, en prétendant que l’occident est opposé au développement et au progrès de l’Iran. Et ils concluent que l’Occident est opposé à la possession par l’Iran de l’énergie nucléaire et, par ce biais, ils accusent toute contestation à ce projet d’être au service de l’Occident. Et en même temps, ils continuent leurs propos absurdes en essayant d’intimider la communauté internationale par la menace que « si les installations nucléaires iraniennes sont attaquées, nous propagerions la guerre sur toute la planète ». Jusqu’à aujourd’hui, ce chantage des dirigeants iraniens face aux grandes puissances industrielles et principalement aux Européens était bien efficace. Le résultat en est qu’à cause du besoin qu’ils ont du marché avantageux iranien et leur appétit insatiable pour la conclusion de davantage de contrats économiques, ces pays font semblant de ne pas entendre les sottises et les paroles absurdes des dirigeants iraniens.

Bien que les niveaux du chômage, de la pauvreté, de la consommation de drogue et de la prostitution dans la société liée à la situation économique catastrophique aient atteint leur sommet, chaque année plusieurs milliards de dollars de la richesse iranienne sont destinés aux mouvements intégristes et religieux dans les pays arabes, africains et de latino-américains. Ayant bien conscience de la faiblesse des institutions internationales, les dirigeants du régime n’hésitent pas déclarer publiquement que « la récente guerre à Gaza était notre deuxième guerre avec les Israéliens ». Un prétexte de plus pour Israël de massacrer et d’exterminer encore plus la population sans défense de la région. Comme dans la guerre entre Israël et Cheikh Hassan Nasrollah, avant que la guerre entre Israël et le Hamas se termine, le régime de la RII a mis la politique de la reconstruction de Gaza à son ordre du jour. Compte tenu la chute du prix de pétrole et dans un avenir proche du manque certains des produits de premières nécessités, quelle perspective est envisageable pour la population iranienne dans la situation économique actuelle ? Et que faire ?

L’expérience de trente ans du régime dictatorial religieux de la RII prouve que tant que ce régime sera au pouvoir, la population iranienne ne connaîtra ni la liberté, ni le bonheur. Pour mettre fin à cette situation, une seule solution : Unissons-nous et soulevons-nous ensemble pour renverser le régime criminel de la RI, afin de pouvoir instaurer un régime démocratique et populaire.


À Bas le Régime de la République Islamique d’Iran
Vive la République Démocratique Populaire
Vive la mémoire des Camarades Combattants de Siahkal et de l’Insurrection de Février 1979
Vive le Socialisme

Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran
07 Février 2009

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