Vive le trente et unième anniversaire de l'insurrection du Février 1979 et du trente neuvième anniversaire de l'épopée de Siahkal (jour de la fondation de l'Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d'Iran)


Le 8 février 1971 est le jour de l'attaque héroïque des Guérilleros Fédaïs du Peuple d'Iran contre le poste de garde de la gendarmerie de Siahkal (situé à la région forestière du nord de l'Iran - NDT). Cette victoire marque la fin du mythe de l'invincibilité du service des renseignements - la SAVAK - et du régime dictatorial du chah. Quand, avec une volonté inébranlable et afin de défendre les Droits des ouvriers et de la masse laborieuse du pays, les fedayins du peuple ont pris les armes contre le régime impérial, ce dernier était au sommet de son pouvoir. Malgré le soutien général de l'impérialisme américain au régime dictatorial du chah, et l'exécution criminelle des fedayins, la flamme allumée à Siahkal n'a jamais été éteinte. Elle s'est répandu dans tous le pays et le 11 février 1979 avec le soulèvement de toute la population, le système monarchiste iranien, vieux de 2500 ans, a été renversé.

En février 1979, afin de renverser le régime dictatorial du chah, le peuple iranien s'est levé. Malgré la présence des millions d'Iraniens dans la lutte anti-chah, à cause du manque d'expérience des forces révolutionnaires, des croyances religieuses de la population, du compromis et de la trahison voilée des religieux réactionnaires dirigés par Khomeiny, la lutte de la population a été déviée. Ainsi au lieu de la destruction totale des organes de répression du régime - comme l'armée, le SAVAK, la gendarmerie, la police et d'autres organes de renseignement -, le mécanisme despotique est resté intact et le système monarchiste a seulement changé son nom en République Islamique.

Le régime qu'il y a 30 ans, avec l'aide des Etats-Unis et des pays impérialistes est arrivé au pouvoir, est plus violent et plus réactionnaire que le régime précèdent. Depuis son arrivée au pouvoir, dans le domaine économique et politique, ce régime a défendu les intérêts de la bourgeoisie commerciale et de ses partenaires bureaucrates. Dans le domaine social, il a toujours propagé les superstitions et il a imposé les lois religieuses le plus réactionnaire à la population iranienne.

Du point de vue historique, l'épopée de Siahkal et de l'insurrection du février 1979 sont la suite du mouvement révolutionnaire du peuple d'Iran qui a commencé après le coup d'état d'août 1953. Après le coup d'état organisé et financé par le CIA, le peuple iranien n'a pas baissé les bras devant les putschistes et il a continué sa lutte pour la liberté et la démocratie. La répression post-coup d'état n'a pas pu ébranler la volonté du peuple iranien, et il a poursuivi son combat pour ses revendications démocratiques. Sur ce chemin, des milliers de combattants sont tombés martyres et des dizaines de milliers ont été arrêtés et emprisonnés.

À l'origine, l'insurrection de février 1979 était pour l'instauration de la démocratie et de la liberté et non pas pour l'établissement d'un régime ecclésiastique. À l'époque quand la lutte du peuple iranien a pris une grande dimension, à cause de l'influence accrue des Etats-Unis au sein de l'armée et du service des renseignements du régime de chah, les Etats-Unis ont préparé un autre coup d'état. Ainsi, le régime du chah a laissé sa place au régime de la RII dirigé par Khomeiny. En réalité, le régime de la RI est le résultat du complot des Etats-Unis et d'autres pays impérialistes qui, à cause des luttes croissantes de la population à l'encontre du chah, voyaient leurs intérêts en danger.

L'étude et les recherches sur les écrits concernant la conférence de la Guadeloupe en 1978 prouvent qu'avant la tenue de cette conférence, Khomeiny avait envoyé son émissaire - Ibrahim Yazdi - aux Etats-Unis afin qu'il explique aux Américains le mode du pouvoir qu'il voulait mettre en place en Iran. En France aussi, à plusieurs reprises, Sadegh Ghotb Zadeh, l'émissaire de Khomeiny a assuré le gouvernement français que Khomeiny protégera leurs intérêts. C'est suite à cette assurance que l'ex-président français Valery Giscard d'Estaing a conseillé à son homologue américain Jimmy Carter que l'Iran de l'après-chah soit dirigé par l'ayatollah Khomeiny. À ce propos, Hassan Nazih, qui pendant un certain temps était l'intermédiaire entre le dernier Premier ministre de chah - Chapour Bakhtiar - et Khomeiny, et puis le premier ministre du pétrole du régime de la RII, confirme que la RII est le résultat du coup d'état de Sullivan - l'ambassadeur des Etats-Unis en Iran.

Il est évident qu'avant que l'Amérique prépare le voyage de Khomeiny de l'Irak en France, Khomeiny avait très peu de militants. À l'époque, suite à la propagande mensongère des Occidentaux et principalement de la radio BBC autour de Khomeiny, après un certain temps, une partie de la population inconsciente a commencé de faire des illusions sur lui. Suite à cette propagande et à d'autres soutiens matériel et moral des pays impérialistes à Khomeiny, le 11 février 1979, une nouvelle fois le coup d'état a été réussi. Depuis, de nouveau, la population iranienne lutte pour renverser le régime dictatorial religieux. Les forces révolutionnaires n'ont pas baissé les bras et au cours de 30 dernières années, elles ont accompli des milliers d'actions héroïques. Les ouvriers iraniens n'ont pas quitté la scène de la lutte contre le régime de la RII. Plusieurs fois, les peuples opprimés du pays, du Kurdistan au Balûchistân, du Turkménistan à l'Azerbaïdjan et au Khouzistan se sont insurgés contre le régime réactionnaire. Bien que le régime dictatorial religieux soit toujours au pouvoir, il faut préciser que depuis leur arrivée au pouvoir, les dirigeants de ce régime n'ont jamais connu la paix. Ils vivent dans une profonde inquiétude et ils craignent pour leur avenir. Si après le coup d'état d'août 1953, pour un certain temps, le régime du chah a pu connaître la paix et prétendre qu'Iran est « l'île de la paix », aujourd'hui les dirigeants de la RII n'osent même pas apparaître librement dans les lieux publics et ils sont incapables de trouver un endroit dans le monde pour y passer quelques jours en paix.

Le régime de la RII est suffisamment dénoncé auprès de la population iranienne. La survie de ce régime est liée directement à la poursuite de la politique de la terreur et de la répression. À plusieurs reprises, ce régime a prouvé qu'il était prêt à commettre n'importe quel crime pour préserver son pouvoir. Les dirigeants de ce régime n'ont même pas pitié de leurs enfants. Le camarade Fédaïs Rachid Mollah Hassani et son frère Rahim ont été arrêtés par leur père (qui est l'imam du vendredi de la ville d'Ourmieh, située au nord-ouest du pays - NDT) et exécutés sur son ordre. Les fils de l'ayatollah Ghilani - président des tribunaux révolutionnaires - ont eu le même sort. Il y a plusieurs cas similaires. Et le monde entier n'oubliera jamais le massacre des prisonniers politiques en septembre 1988.

Les événements post-élection présidentielle du juin 2009 a créé quelques malentendus

Dans l'ensemble, au sein du mouvement révolutionnaire iranien, il n'y a pas un phénomène comme le mouvement vert ou jaune. La population iranienne connaît bien ses droits, elle connaît aussi l'importance et la manière dont elle doit les défendre. Au mois de juin 2009, à cause de la haine et du mécontentement de la population contre la RI, la fraude électorale était une occasion et un prétexte pour qu'elle se soulève contre le régime. Depuis ce soulèvement, certains ex ou actuel responsable du régime se sont rangés du côté de la population et soutiennent ses revendications. La population les a bien accueillis et elle les utilise pour donner plus d'échos à ses revendications. Comme par exemple quand l'ex Premier ministre Mir Hossein Moussavi parle de fraude électorale, la population faisant référence à ces paroles, insiste sur la question de la fraude. Ou quand Mehdi Karoubi, l'ex-président du Parlement parle des viols dans les prisons du régime, il est complètement naturel que la population profite de cette dénonciation. Profiter des anciens responsables du régime ne veut pas dire que ces éléments sont les dirigeants du mouvement populaire iranien. Ainsi, les prises de position, les ententes ou les compromis de ces éléments avec la fraction dominante au pouvoir n'auront pas des conséquences dans la nature et l'avenir du mouvement populaire iranien. Le peuple iranien lutte pour le renversement du régime criminel de la RI et il continuera jusqu'à l'instauration d'un système démocratique.

Qui sont ceux qui se considèrent comme les dirigeants du mouvement vert ?

Depuis quelque temps, un groupe d'éléments contrôlés par les Etats-Unis et ex-responsables du régime de la RII avec le soutien des informations mensongères de la BBC, tente en vain de résumer le mouvement de protestation du peuple iranien dans le « mouvement vert ». Le « mouvement vert » est créé et financé par Rafsandjani et les membres influents du bazar, et ce sont eux qui ont choisi la couleur verte pour Mir Hossein Moussavi qui était pendant 8 ans le Premier ministre de Khomeiny. Ce dernier défend les intérêts de la bourgeoisie commerciale face à la fraction de la bourgeoisie bureaucrate représentée par Ahmadi Nejad, l'actuel président de la république.

Les dirigeants du mouvement qui se nomme « vert » sont les suivants : Mohsen Sazghara, Abdol Ali Bazarghan, Abdol Karim Soroush, Akbar Ghanji, Mohsen Kadivar, Seyed Ata Ollah Mohadjerani, Mohsen Makhmalbaf, Massoud Behnoud, Ali Reza Nouri Zadeh, ainsi que les dirigeants vendus de l'organisation de Fedayins « Majorité » et quelques éléments mercenaires qui ces dernières années faisaient partie des forces de la répression, des membres des services de renseignements et les informateurs du régime.

L'état-major de ces éléments ridicules qui change de titre régulièrement se trouve autour de la Télévision BBC et quelques sites d'Internet. L'organisation de la « Majorité » qui depuis des années entretient clandestinement ses relations avec les services des renseignements de la RII dirigés par Hajarian et Akbar Ghanji, ces jours-ci, d'une façon ouverte et honteuse flatte « les guides Moussavi et Karoubi ». Farokh Neghahdar le flagorneur et le cerveau de cette organisation publie directement ses flatteries sur le site d'Internet de Moussavi « Djarass » et conseille de faire attention pour ne pas porter atteinte au prestige du mouvement vert.

D'autres responsables du mouvement vert qui se trouvent en Iran font partie des agents des services de renseignements, les ex-commandants des gardiens de la révolution ou des criminels du régime comme Mohsen Makhmalbaf l'ex-enquêteur et Akbar Ghanji maître et guide idéologique des gardiens de la révolution.

Le mouvement de protestation du peuple d'Iran suit son chemin et ne fera pas confiance aux ex ou actuels responsables du régime ou aux organisations qui collaborent avec la RII. Les luttes de la population ne dépendent pas d'une personne.

Forces révolutionnaires et combattantes

Jusqu'aujourd'hui, les ouvriers et les masses laborieux ont assumé la lourde tâche du mouvement révolutionnaire d'Iran. Sans aucun doute, avec leur présence sur le terrain, ils ne laisseront pas aux différents courant l'occasion de dévier le mouvement de sa juste voie.

Les femmes iraniennes étaient actives au cours des luttes précédentes et aujourd'hui elles ont de lourdes tâches. Sans leur participation, le mouvement révolutionnaire iranien ne peut connaître la victoire. Ainsi, elles sont toujours sur la scène et elles résistent face aux différents complots.

À plusieurs reprises, les peuples opprimés d'Iran se sont levés contre l'actuel régime et aujourd'hui ils sont privés de tous les Droits socio-politiques. Ils n'ont aucun rôle dans la gestion de leur province et tous les responsables et décideurs de ces provinces font partie des gardiens de la révolution ou d'autres mercenaires du régime.

Les étudiants iraniens ont démontré qu'ils sont en première ligne de la lutte syndicale et de la lutte de classe. Aujourd'hui, comment peuvent-ils se taire face aux courants qui jusqu'à ces derniers temps faisaient partie des organes de la répression ? Actuellement, plusieurs universitaires se trouvent dans les prisons du régime et ils continuent à résister avec une volonté inébranlable. Sans aucun doute, au cours des luttes à venir, les étudiants choisiront la voie révolutionnaire et juste, au lieu de compromis avec les courants comme le « vert » ou d'autres.

Au cours des 30 années de lutte et de résistance face à la RI, toutes les organisations révolutionnaires et combattantes ont subi des coups irréparables. Aujourd'hui que le peuple iranien est dans la rue, nous avons plus de responsabilités. Nous devons présenter la nature du « mouvement vert » et ses dirigeants à la population. Les circonstances actuelles nous obligent à dénoncer les courants contre-révolutionnaires comme l'organisation de la « Majorité » qui depuis des années collabore avec le régime de la RII. Dans les circonstances actuelles, nous devons plus qu'auparavant dénoncer les principaux mobiles d'opposition de Mir Hossein Moussavi et de Karoubi avec les dirigeants du régime. Au cours des 30 dernières années, dans la lutte contre le régime de la RII, des dizaines de milliers de révolutionnaires sont tombés martyres. Des centaines de milliers ont connu la prison et la torture. Des millions d'Iraniens ont été obligés de quitter le pays. Il est évident que tous ces sacrifices n'ont pas été faits pour que Saïd Hajarian - fondateur du service des renseignements de la RII -, Mir Hossein Moussavi - Premier ministre de Khomeiny pendant 8 ans -, Mehdi Karoubi - président du Parlement et directeur de la fondation des déshérités et d'autres éléments de ce genre deviennent le ou les dirigeants du mouvement de protestation du peuple. Nous devons expliquer la vérité à la population et surtout à la jeunesse qui connaît moins les luttes héroïques sous le régime de la RII. Nous ne permettrons pas que les collaborateurs des criminels comme Assadollah Lajovardi prennent le destin du mouvement et de la population en main.


À bas le régime de la république islamique d'Iran
Vive la république démocratique populaire
Vive le mémoire des camarades martyres de l'insurrection 1979 et de Siahkal
Vive le socialisme

Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d'Iran
08 Février 2010


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