Vive le trente-deuxième anniversaire de l'insurrection du Février 1979 et du quarantième anniversaire de l'épopée de Siahkal (jour de la fondation de l'Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d'Iran)

Aujourd'hui, il y a quarante ans que les Fedayins du Peuple d'Iran ont attaqué le poste de garde de la gendarmerie de Siahkal (commune située dans la région forestière du nord d'Iran - ndt). Le 08 février 1971, la volonté inébranlable des Guérilleros Fédaïs du Peuple d'Iran à Siahkal a ouvert la voie à la lutte armée contre le régime dictatorial de Chah. Cet événement historique est un point déterminable dans la lutte des ouvriers et des masses laborieuses iraniens.

Pendant que le régime du Chah était au sommet de son autorité et il bénéficiait du large soutien de l'impérialisme américain, ayant comme but de mettre un terme à la dictature, les Guérilleros Fédaïs du Peuple d'Iran ont ouvert une nouvelle page dans la lutte pour la liberté. Depuis pour l'obtention des revendications politiques sociales et économiques, les différentes couches sociales de la société ont repris la lutte contre le régime monarchiste.

Le 11 février 1979, l'insurrection glorieuse des peuples d'Iran a mis fin à 2500 ans de monarchisme. Mais pendant que dans les rues, des millions de gens revendiquaient la liberté et la démocratie en exigeant l'instauration d'un système démocratique, sous la direction de Rouhollah Khomeiny, dans une coalition ouverte avec l'impérialisme américain, le clergé iranien a pu prendre le pouvoir politique. Aussitôt, le nouveau régime au pouvoir « République Islamique d'Iran » a bénéficié du soutien de l'impérialisme américain. Avec l'intervention directe des Américaines et sous le contrôle de l'Ambassadeur et des conseillers américains, les organes de l'oppression comme l'armée, la police, le service des renseignements (SAVAK) et la bureaucratie ont été confiés aux dirigeants réactionnaires de la RII. Et afin de consolider le pouvoir des religieux, l'Amérique n'a même pas eu pitié à ses anciens agents faisant partie du commandement de l'armée du régime de Chah. Ainsi, certains commandants de l'armée ne voulant suivre les ordres des émissaires américains et refusant de se soumettre à l'autorité de Khomeiny, ont été fusillés.

Ainsi, avant que la population iranienne puisse instaurer un système populaire et démocratique, l'Amérique et les dirigeants religieux ont dévié la voie de la révolution iranienne. Les documents récemment rendus publics sur la conférence de Guadeloupe en 1978 prouvent qu'avant cette conférence, par l'intermédiaire de Sadegh Ghotbzadeh et Ibrahim Yazdi, Khomeiny avait déjà promis aux dirigeants des grands pays capitalistes qu'il protègerait leurs intérêts en Iran. Aujourd'hui, comme dans le passé, le régime de la RII respecte toujours la promesse de Khomeiny.

Le processus de la fusion du système capitaliste iranien dans le mécanisme de la globalisation de l'économie capitaliste mondiale a consolidé de plus en plus les rapports entre les intérêts de la bourgeoisie commerciale et les couches bureaucrates au pouvoir en Iran avec les intérêts de l'impérialisme américaine, le FMI et la Banque Mondiale. Malgré tous les discours des Américains à propos des « Droits de l'Homme » et de la « nouvelle ordre mondiale », au cours des 32 ans, ils n'ont jamais pris une initiative pour la condamnation concrète du régime islamique d'Iran et aussi ils n'ont jamais adopté une démarche à l'échelle mondiale pour arrêter la machine des exécutions, de la terreur et de la torture en Iran. Il est évident que cette politique a été adopté en conformité avec les intérêts économiques de l'Amérique en Iran et elle est toujours en vigueur.

Il est évident qu'à la demande de l'Amérique et ses partenaires européennes, le conseil de sécurité de l'ONU a adopté quatre résolutions pour sanctionner le régime de la RII. Mais il faut dire que ces résolutions concernent le programme nucléaire de la RII. Mais malgré ces résolutions, à différentes occasions, les présidents Américains et Britanniques adressent des messages d'amitié au président iranien Ahmadinejad. Et au cours des dernières années, à plusieurs reprises, Ahmadinejad a voyagé aux Etats-Unis en bénéficiant des couvertures médiatiques de ce pays pour diffuser ses idées.

L'Amérique : initiateur et défenseur du panislamisme au Moyen-Orient

L'impérialisme américain est le principal initiateur et défenseur pour l'instauration des régimes avec l'idéologie panislamiste au Moyen-Orient. Car d'après les Américains, les éléments réactionnaires comme Khomeiny en Iran, Mollah Omar, Rabbani et d'autres moudjahids en Afghanistan, les partis réactionnaires au Pakistan, Recep Tayyip Erdogan en Turquie, Cheikh Nasrallah au Liban, Nouri-al-Maliki en Irak etc. etc. peuvent mieux tenir la population dans l'obscurantisme que les nationalistes et les libéraux. L'Amérique prépare l'arrivée au pouvoir des réactionnaires religieux au Moyen-Orient afin qu'au nom d'Allah et de la religion, ces éléments puissent réprimer les masses opposantes. D'une part, à court terme, cette politique sauvegarde les intérêts économiques américains au Moyen-Orient. Et d'autre part l'Amérique conserve toujours entre ses mains la carte de « défenseur des Droits de l'Homme ». Ainsi, dans l'avenir, si ses intérêts sont menacés ou des éléments comme Mollah Omar en Afghanistan s'insurgent, alors dans ce cas, l'Amérique pourrait toujours monter sur la scène pour sauver l'humanité !!

Depuis 32 ans, le régime imposé par l'Amérique à la population iranienne reste toujours un des régime le plus réactionnaire et défenseur farouche de la politique panislamiste américain. Jusqu'aujourd'hui, en utilisant les éléments réactionnaires et pas éduqués, ce régime a pu réprimer les couches révolutionnaires, chercheuses, intellectuelles et progressistes de l'Iran. L'impérialisme américain est initiateur de cette politique car elle sait bien qu'en Iran en absence des forces progressistes et révolutionnaires, le système capitaliste ne sera jamais mis en question. Cette politique est vieille de 32 ans et elle est toujours en vigueur.

Le gouvernement islamique et la suppression des droits démocratiques du peuple iranien

En 1979, quand le régime de la RI a été instauré en Iran, la population avait de l'espérance pour Khomeiny et à ses projets. À cause de l'absence de conscience politique de la population et le manque d'expérience du mouvement révolutionnaire, Khomeiny a pu accéder au trône. Et une fois au pouvoir et afin de réaliser tous ses projets, il a même modifié les principes de base du chiisme à propos de la participation du clergé dans le pouvoir politique. Ainsi, en l'absence du 12e imam des chiites, en tant qu'émissaire, les hauts dignitaires du clergé peuvent gouverner.

Après avoir pris le pouvoir, en profitant des croyances religieuses de la population, Khomeiny et le régime de la RII ont instauré une sorte de culture de l'attente. Attente de la réapparution du 12e imam. Ainsi, tous les changements politiques sociaux seront réalisés une fois l'imam sera réapparu. Ainsi, toutes les revendications de la classe ouvrière, des peuples opprimés et de la masse laborieuse sont ignorés et en leur collant l'étiquette d'être « des éléments étrangers » et « la sympathie vers l'occident », ils sont réprimés. Les gardiens de la révolution, les forces d'Hezbollah, Ansar Hezbollah et le Bassij (milice) sont créés et organisés pour réprimer tous mouvements de protestation populaire.

Les luttes héroïques de la population et la poursuite de la politique de répression

Après le 10e tour des élections présidentielles et le massacre des opposants, en écartant la fraction adverse « réformateur » du pouvoir, le courant « conservateur » de Khameney-Ahmadinejad adopte chaque jour des nouvelles lois dans l'intérêt de sa fraction et à l'encontre des masses opprimées. Depuis, les forces de l'oppression du régime ont accentué leur présence et leur contrôle dans les lieux publics. La répression des ouvriers et la violation des droits syndicaux sont augmentées. Plusieurs dirigeants des syndicats ouvriers se trouvent dans la prison et le nombre des tribunaux et procès à huit clos sont en plein augmentation. Et par rapport aux années précédentes, les exécutions des opposants politiques augmentent sans cesse.

Malgré la poursuite permanente de la politique de terreur, le mouvement révolutionnaire iranien continue sa lutte et sa résistance contre le régime dictatorial de la RII. Il n'y a pas un jour sans la protestation des ouvriers dans les usines, sans le soulèvement des femmes face aux gardiens de la révolution pour protester contre la violation de leurs droits fondamentaux et sans la forte mobilisation des étudiants face aux forces de l'ordre. Malgré les grands investissements du régime dans le monde rural et l'envoie des commissaires pour attirer leurs sympathies, il faut dire ouvertement que jusqu'aujourd'hui, le régime n'a rien pu obtenir au retour. L'accès à Internet même dans les villages les plus reculés du pays met en échec toute la politique de propagande et d'agitation du régime dans les milieux ruraux. Grâce au progrès rapide de la science et de la technologie, la jeunesse iranienne se libère de toute dépendance vis-à-vis de la religion et de l'obscurantisme religieuse.

Les récents événements au Moyen-Orient et les complots contre les mouvements populaires

À chaque fois que les masses opprimées se soulèvent contre la dictature et pour l'acquisition de leurs droits fondamentaux, les médias des pays impérialistes se mobilisent pour présenter de nouveaux sauveurs pour ces peuples. Ainsi, les ambassadeurs et les conseillers formés à la Maison-Blanche et au Parlement Européen en compagnie des émissaires et des milliers de journalistes des agences d'informations comme CNN, BBC, Voice of America, Radio d'Israël, Euro News se rassemblent afin de diriger le processus des événements au profit du système capitaliste mondial.

Les récents événements dans les pays arabes est un exemple de l'insurrection des masses opprimés et la tentative des pays impérialiste pour la déviation de ces luttes. Il ne faut pas oublier que pendant plus de 30 ans, l'impérialisme américain a soutenu inconditionnellement le régime dictatorial d'Hosni Moubarak en Egypte.

Aujourd'hui en Egypte, après avoir subi pendant des années la répression et de la terreur, la population est descendue dans les rues. Dans ce pays comme dans la plupart des pays dictatoriaux, il n'existe pas des syndicats indépendants ou des confédérations ouvrières. Les libertés politiques et sociales sont très limitées et les intellectuels non-gouvernementaux ne peuvent pas s'exprimer librement.

A peine le soulèvement populaire en Egypte a commencé, en bénéficiant de son expérience lors de la chute du Chah en Iran et son remplacement par Khomeiny, l'Amérique a désigné un guide et il l'a envoyé d'urgence de l'Autriche au Caire. Ainsi Mohamed ElBaradei, un des agents expérimentés de la CIA, avec des années de service à la direction de l'Agence pour l'Energie Atomique s'est porté candidat pour rendre service à son maître Barack Hossein Obama afin d'institutionnaliser la « démocratie » en Egypte. D'après les calculs de la politique américaine et leur projet d'appuyer le panislamisme dans la région, aujourd'hui l'organisation des Frères Musulmans doivent prendre le pouvoir dans ce pays. Ainsi pour la réalisation de ce projet américain, Mohamed ElBaradei qui depuis 30 ans vit à l'étranger et en Egypte, presque personne ne le connaît, a été placé devant la scène politique. Et le cas étonnant dans ce scénario : l'Amérique « anti-fondamentaliste » est satisfaite, et ElBaradei et l'organisation des Frères Musulmans qui se considèrent comme « anti-américaines » sont contents.

Sans tenir compte de l'histoire d'Egypte, de la mentalité et de la fierté nationale des Égyptiens, l'Amérique a beaucoup insisté pour que le pouvoir soit confié à ElBaradei et à l'organisation des Frères Musulmans. Mais le peuple égyptien a refusé. Car dans ce pays, à chaque fois dont on parle d'un régime islamique, aussitôt l'opinion publique pense à la RII et il refuse directement l'instauration d'un régime islamique. Comme en Algérie qui malgré l'organisation des élections en faveur des islamistes, la population et l'armée ont refusé le résultat des urnes et ils n'ont pas accepté l'instauration d'un RI dans leur pays. La RII est une honte pour l'humanité entière et la population des autres pays préfère vivre sous la dictature existante que sous le despotisme d'un régime religieux. Une question que Barack Obama et son ministre des affaires étrangères sont incapables de la comprendre.

Ouvriers et masses laborieuses iraniens

Aujourd'hui, le régime de la RII est au bord de la faillite. Par contre de la période où Khomeiny était en vie et les différentes fractions du régime cohabitaient ensemble, aujourd'hui elles sont en guerre ouverte et totale. La fraction Khameney-Ahmadinejad ne supporte aucune opposition. Les protestations du mouvement vert et « réformiste » sont réprimées. Au Parlement, les contradictions entre les deux fractions sont atteintes le degré maximum. À plusieurs reprises, le gouvernement d'Ahmadinejad a déclaré qu'il ne se soumettrait pas aux décisions du Parlement. Et le Parlement ne fait pas confiance au gouvernement. Le gouvernement a porté plainte contre le conseil du discernement présidé par Hashemi Rafsanjani. Et Ahmadinejad tente d'écarter Rafsanjani de la présidence du conseil des sages. Les Gardiens de la révolution essayent de contrôler le ministère des renseignements. Et le ministère des renseignements a porté plainte contre les Gardiens de la révolution auprès du guide suprême - Ali Khameney. Mesbah Yazdi est en train de préparer son complot pour qu'après le décès de Khameney, il puisse prendre le pouvoir politique. Le bureau du guide suprême n'a plus d'autorité. En résumé, les décideurs du régime ne se supportent plus

Dans les conditions actuelles, en suivant la politique d'unité d'action, le mouvement
révolutionnaire doit encadrer de plus en plus les luttes des ouvriers et des masses laborieuses.

À bas le régime de la République Islamique d'Iran
Vive la République Démocratique Populaire
Vive la mémoire des camarades martyres de l'insurrection 1979 et de Siahkal
Vive le socialisme

Organisation des Guérilleros Fédaï du Peuple d'Iran
08 Février 2011

A.C.P- Postfach 12 02 06-60115 Frankfurt am Main-Germany-Fax: 00-49-221-170 490 21