Vive le trente troisième anniversaire de l’insurrection de Février 1979 et le quarante et unième anniversaire de l’épopée de Siahkal – jour de la fondation de l’Organisation des Guérilleros Fédais du Peuple d’Iran

            Il y a 41 ans, les Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran ont donné un coup sévère au régime monarchiste iranien en attaquant le poste de garde de la gendarmerie de la commune de Siahkal. Cette attaque a donné naissance au nouveau mouvement communiste iranien et elle a conduit à l’intensification des luttes des ouvriers et des couches laborieuses du pays contre le pouvoir dictatorial monarchiste.

            Au mois de Février 1979, l’insurrection générale des millions d’iraniens a atteint son sommet. Afin d’instaurer la démocratie ; les ouvriers, les étudiants, les lycéens, les femmes et toutes les couches défavorisées de la société ont renversé le régime monarchiste. Mais l’insurrection glorieuse de la population a été arrêtée à mi-chemin. Bien que le régime du Chah a été renversé, mais suite à un complot secrète, tous les organes de la répression ont été conservé telles qu’elles étaient et enfin, elles ont été confiées aux nouveaux dirigeants afin qu’ils puissent instaurer progressivement leur pouvoir dictatorial religieux.

            Après l’instauration du régime de la République Islamique d’Iran (RII), en accentuant progressivement la pression sur la classe ouvrière, les étudiants, les femmes et les peuples opprimés, les dirigeants islamiques du pays ont commencé à restreindre les libertés et les droits acquis. Le droit de grève qui a joué un rôle décisif dans le renversement du régime du Chah a été aboli sous le régime de la RI et les mouvements de la libération des peuples opprimés ont été réprimés dans le sang.

            Bien qu’au début, le régime de la RII n’a pas osé d’attaquer toutes les libertés et les droits acquis, mais il a quand même déclaré comme étant illégales toutes les organisations qui avaient effectué un rôle déterminant dans la chute du régime de Chah. Ce régime a ensuite pris sous son contrôle toutes les institutions démocratiques nées de l’insurrection. Ainsi, toutes les promesses données par Khomeiny au cours de l’insurrection à propos de la relance économique et les libertés démocratiques ont été abandonnées.

            Au cours de 33 années du pouvoir islamique en Iran, plusieurs courants religieux ont participé dans la répression de la population. Bien que suite aux luttes internes au sein du régime, certains de ces courants ont été écartés du pouvoir politique. Pendant de longues années, les courants comme « Nehzat-é-Azadi » (mouvement pour la liberté), les courants « réformistes » dirigés par l’ex-président de la république – Mohammad Khatami, ou le « mouvement vert » dirigé par Mir Hussein Moussavi et Mehdi Karoubi ont été parmi les oppresseurs du peuple iranien. Tout le monde connaît Mir Hussein Moussavi et ce qu’il a fait pendant 8 ans en tant que 1er ministre de régime dans la grande vague de répression des années 80. Tout le monde connaît le rôle de Mohammad Khatami dans les années 80 et ses visites hebdomadaires dans les prisons du régime et la présentation du rapport de ces visites à Khomeiny. Il est certain que personne n’oubliera les 8 années de la présidence de la RII sous Khatami. Et aussi, tout le monde connaît Mehdi Karoubi et ce qu’il a fait pendant des dizaines années en tant que président du Parlement iranien et responsable de la puissante fondation des déshérités.

            Depuis que ces courants cités ont été écartés du pouvoir par la fraction « fondamentaliste » dirigé par le guide suprême Ali Khameney, les pays occidentaux ont pris sous leurs protections tous les éléments liés à ces courants. Et à chaque occasion, ils les présentent comme les forces d’oppositions et les courants d’alternatifs. Ainsi les pays impérialistes mettent leurs médias à la disposition des ex-royalistes et les militants du « mouvement vert » en s’efforçant de les présenter comme les principaux mouvements de l’opposition. Un scénario déjà mise en scène en Afghanistan et dans les pays arabes sous le titre : « printemps arabe ».

            Aujourd’hui, la situation économique s’aggrave quotidiennement et les conditions de vie de la population se détériorent sans cesse. Les contradictions entre les deux fractions « fondamentalistes » dirigées par le guide Ali Khameney et le président de la république Mahmoud Ahmadinejad s’approfondissent. Et il est fort probable qu’elles aboutissent à une confrontation ouverte. Aujourd’hui dans la situation où l’embargo et les boycotte économiques aggravent de plus en plus les conditions socio-économiques, avec leurs déclarations imbéciles et leurs ambitions militaires irréalistes, les dirigeants du régime programment et accélèrent la banqueroute et la faillite totales du pays.

            Le mouvement des forces navales américaines dans le Golf Persique au cours des dernières semaines a prouvé l’absurdité des prétentions des dirigeants du régime à propos de la fermeture du détroit d’Hormuz. Il y a quatre semaines, quand le porte-avion américain a franchi le détroit d’Hormuz, tout d’abord les dirigeants du régime ont diffusé une photo en déclarant : « nous surveillons le porte-avion américain dans le Golf Persique ». Et ensuite, Pasdar Salami – l’adjoint du commandant en chef des gardiens de la révolution – a déclaré : « la présence militaire américaine dans le Golf Persique n’est pas nouvelle». Les problèmes et les malheurs subis par la population au cours de 33 ans du pouvoir islamique nous obligent à prendre de leçon de notre lutte victorieuse face au régime monarchiste et ensuite de nos échecs. L’analyse des événements du passé montre que sans la participation concrète des ouvriers et des couches laborieuses de la société iranienne, le pouvoir dictatorial ne sera pas renversé. Seule la lutte des millions iraniens peut briser les institutions économiques, politiques et militaires du régime et obliger les dirigeants du régime à céder. L’expérience du désagrégement du régime de Pahlavi prouve que l’affaiblissement du pouvoir étatique ou changement des responsables et des décideurs du régime ne sont pas suffisants. Tant que les organes de répression du régime comme les gardiens de la révolution, les Bassij (les milices), l’armée, la police, le service des renseignements et la bureaucratie ne sont pas complètement détruits, ils pourront de nouveau être restauré et réutilisé afin d’attaquer les acquis de la révolution et restaurer le pouvoir dictatorial. L’instauration de la démocratie et de la liberté n’est possible qu’avec la destruction totale de tous les organes de la répression du régime et le transfert du pouvoir à la population. L’occident est sévèrement opposé à cette politique. Et il préfère simplement changer les dictateurs. Pour l’Iran, la politique adoptée par l’occident est d’écarter les éléments comme Mahmoud Ahmadinejad et Ali Khameney. Et ensuite, avec le soutien des médias et des organes de propagande, ils veulent imposer à la population iranienne d’autres religieux en alliance avec des éléments monarchistes et libéraux.

            L’expérience de trois dernières décennies de la lutte de la population iranienne prouve que l’accroissement des problèmes politiques et sociaux croissants et quotidiens est le résultat du non accomplissement total du renversement du régime monarchiste. Voilà la faiblesse de la précédente révolution populaire lors de laquelle le régime de Pahlavi n’a pas été détruit complètement. Et aujourd’hui, à cause de cette faiblesse, nous devons subir un régime dictatorial religieux. La population iranienne connaissent bien ce régime dictatorial. Et dans les circonstances actuelles, les forces révolutionnaires et combattantes doivent canaliser les luttes de la population vers le renversement total du régime de la RII et pour l’instauration d’une république démocratique.

            Au cours des dernières années, les médias occidentaux et les forces des fractions écartées du pouvoir islamique tentent de prouver que toute la population iranienne lutte pour une même sorte de démocratie et que tout le monde veut seulement le départ des dirigeants actuels. Cette prétention est un mensonge et il est contraire à la réalité. Les déclarations officielles des dirigeants du « mouvement vert » et « réformiste » à propos  de la préservation du régime de la RII et de « vélayat-é-faghih » montrent bien la nature de la « liberté » qu’ils cherchent. La « liberté » et la « démocratie » promises par ces courants sont pareilles à celles de la RI et aussi à celles présentées par les courants monarchistes. Et évidemment tous ces projets sont soutenus par les impérialistes. Face à ces courants, se trouvent la classe ouvrière et les couches laborieuses de la société qui luttent pour le renversement du régime actuel et pour la destruction totale de la machine d’état en militant pour une autre sorte de démocratie. Dans les circonstances actuelles, les forces révolutionnaires et démocrates doivent s’unir afin de mieux résister aux courants qui avec l’aide et le soutien des pays impérialistes tentent de dévier les luttes de la population.

            L’opposition forte et croissante de la population, le développement de la crise politique et économique, détournement de 3000 milliards Tomans, la fuite des responsables du régime à l’étranger et les menaces extérieurs concernant les bombardements des installations nucléaires, poussent de plus en plus les dirigeants des différentes fractions à un affrontement. Les dirigeants iraniens essayent de cacher les problèmes internes en mettant de plus en plus l’accent sur les questions extérieures en s’ingérant dans les affaires des pays arabes. Aujourd’hui, Ahmadinejad nie l’autorité du guide suprême et il ajoute que lors de la prochaine élection législative, il consolidera l’avenir de la révolution islamique. À présent, Khameney est incapable de mettre Ahmadinejad à sa place, mais il espère trouver une occasion pour le faire lors de la prochaine élection. Il est évident que la population n’a aucun intérêt dans cette « élection ». C’est pour cette raison qu’il faut boycotter ce mascara électoral. La non-participation de la population dans cette élection peut prouver au monde entier que ce régime n’a aucune base au sein de sa population et la seule solution est son renversement.

À bas le régime de la république islamique d’Iran

Pour l’instauration de la république démocratique populaire

Vive le mémoire des camarades combattants de Siahkal et de l’insurrection (février 1979)

Vive le socialisme

Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran

08 Février 2012


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