19.08.2013

Les soi-disant défenseurs des Droits de l'Homme soutiennent le fascisme religieux

"Le printemps arabe" qui d'après le plan de l'impérialisme américain et ses alliés devait instaurer la démocratie et la liberté dans les pays arabes, s'est enfin transformé en répression du mouvement pour la liberté dans ces pays. 

En constatant le développement des mouvements de protestation populaire et l'opposition croissante aux régimes marionettes dépendant de l'occident, les pays occidentaux ont imposé le plan du "printemps arabes" aux populations de ces pays. Ainsi, les revendications progressistes ont été déviées vers des croyances moyen-âgeuses et réactionnaires. C'est la même politique que l'occident a expérimenté en Iran en 1978 en imposant le régime de la République Islamique d'Iran, pour laquelle la population paye encore et toujours une facture extrêmement lourde.

L'Amérique et ses alliés soutiennent les fondamentalistes religieux afin qu'ils occupent la scène politique dans les pays arabes sous le slogan "les vrais défenseurs des principes islamiques". C'est un plan selon lequel le clergé ne prononce pas seulement des discours aux mosquées, mais intervient dans et contrôle tous les domaines politico-sociaux et de la vie spirituelle.

Une des écoles bien connues qui a toujours bénéficiée du soutien des soi-disant défenseurs des Droits de l'Homme est l'organisation des Frères Musulmans. Au cours des dernières années, cette organisation a pu créer des branches en Palestine comme le Hamas et le Jihad Islamique. Elle a également pu s'accrocher aux régimes réactionnaires comme le régime turc et elle a aussi pu s'infiltrer en Afghanistan et au sein des groupes terroristes. Tout cela a pour but de dévier le processus de la lutte des classes de la population en les limitant aux affaires dit "interdit et non-interdit" comme le Halal et le Haram.

Au cours des dernières années, les dirigeants de ces organisations ont été préparés en Occident et pendant la présence des soviétiques en Afghanistan. Ils se sont battus à côté des moudjahédines afghans pour soutenir les intérêts stratégiques des occidentaux. Bien qu'avec franchise ces dirigeants prononcent des positions anti-occidentales, ces positons jihadistes n'inquiètent absolument pas les occidentaux. Car le principal plan d'action de ces jihadistes au moyen orient et dans les pays arabes est de combattre farouchement le mouvement pour la liberté et la démocratie.

Ces dernières années, les soi-disant défenseurs des Droits de l'Homme ont présenté certains dirigeants fondamentalistes jihadistes comme "modérés" et ils ont même précisé que leur mode d'action serait "non-violent". Ainsi, le président français ou Mme Hilary Clinton - l'ex-ministre des affaires étrangères américaines - ont déclaré publiquement qu'en Libye d'après Kadafi ou en Tunisie d'après Ben Ali, les jihadistes seraient en train d'instaurer la démocratie islamique. Un bref regard sur le mode d'action des pays impérialistes en Iran, en Irak et en Turquie montre qu'actuellement les soi-disant défenseurs des Droits de l'Homme soutiennent les pensées moyen-âgeuses et les croyances datant de l'âge de pierre. Il faut demander à ces faux défenseurs des Droits de l'Homme où dans l'islam ils ont trouvé les notions de la démocratie et de la tolérance?

Aussitôt après le développement du mouvement de la protestation populaire en Egypte, les pays européens ont tenté d'imposer à la population de ce pays Mohammad Morsi, un de leurs éléments préparés. À l'inverse d'autres pays arabes où le "printemps arabe" a pu empêcher et dévier la lutte populaire pour une courte période, en Egypte, dès le début, la population a insisté pour la poursuite de la lutte et ils n'ont jamais voulu quitter la Place Tahrir. Morsi a essayé d'imiter l'ayatollah Khomeiny en tentant de retirer pas à pas les acquis des luttes populaires. Mais, en se souvenant de l'expérience du peuple iranien, le peuple égyptiens n'a pas cédé.

Le gouvernement Morsi a pu gouverner pendant un an. Mais depuis son arrivée au pouvoir, le peuple avait compris la vraie nature réactionnaire de ce régime. Tout d'abord, en Egypte, le mouvement pour la liberté a pu rassembler la population en obtenant 22 millions de signatures contre le gouvernement de Morsi. Ensuite, il a pu mobiliser des dizaines de millions dans des manifestations pour réclamer la liberté et la démocratie. Face au mouvement populaire, Morsi n'a pas fait de concessions. Mais par contre il a essayé d'islamiser de plus en plus son système en tentant de retirer pas à pas les acquis sociaux. C'est à ce moment que l'armée, en tant que témoin des événements, a donné un ultimatum à Morsi pour qu'il respecte les revendications des citoyens et qu'il apporte des changements dans le système de sa gouvernance. Morsi qui croyait que l'organisation des Frères Musulmans était capable d'imposer au peuple égyptien un régime dictatorial-religieux, n'a pas écouté la voix de la rue et l'ultimatum de l'armée.

Avec une analyse juste de la situation et une prise de position opportune, l'armée égyptienne s'est rangé à coté de la population et a écarté Mohammad Morsi du pouvoir. L'action de l'armée a été approuvée par les communistes, les Nasseristes, les étudiants, les lycéennes et les différentes couches sociales. Aussitôt, le nouveau gouvernement provisoire a mis l'organisation des élections libres à son ordre du jour. Mais ni l'occident, ni les Frères Musulmans ont approuvé le processus d'instauration de la démocratie. Et depuis que le gouvernement de Morsi est écarté du pouvoir, les soi-disant défenseurs des Droits de l'Homme ont mobilisé tous leurs moyens de propagandes contre le gouvernement provisoire. En soutenant les jihadistes de l'organisation des Frères Musulmans, ils soutiennent le retour du fascisme islamique en Egypte.

A l'heure actuelle, l'Egypte est le cœur battant de la lutte et de la résistance contre la réaction et le fascisme religieux. Et les régimes fascistes-religieux et pro-américains et européens comme le régime de la RII, le gouvernement turc et l'actuel gouvernement islamique en Tunisie viennent de prendre position contre l'actuel gouvernement provisoire d'Egypte.

Jusqu'à quand les dirigeants des grands pays capitalistes pourront-ils encore soutenir leurs bien-aimés "jihadistes" contre la population au Moyen Orient et dans les pays arabes et continuer encore à verser du sang?

Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran

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