Vive le 34ème anniversaire de l’insurrection  du Février 1978 et le 42ème anniversaire de l’épopée de Siahkal (jour de la fondation de l’Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran – OGFPI)

Le 08 février 1971 rappelle la lutte héroïque des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran contre le régime monarchique. À ce jour historique, l’incendie déclenché à Siahkal s’est propagé dans tout le pays et elle a cassé les piliers du système monarchique vieux de 2500 ans.

Au cours de cette période dominée par la dictature et la répression, la lutte des Guérilleros Fédaïs du Peuple à l’encontre de la dictature du Chah a créé du courage et de la combativité au sein de la population pour l’instauration de la démocratie et de la liberté. La lutte et le sacrifice des Fedayins a déclenché le soulèvement des différentes couches de la société à l’encontre du système despotique. Ainsi, en 1977, la majeure partie des ouvriers, des travailleurs, des enseignants, des étudiants, des lycéens ont descendu dans les rues pour revendiquer la liberté. La poursuite de la lutte et le déclenchement de la grève générale ont suscité la chute du régime impérial du Chah (11 février 1978).

Mais à cause du manque d’expérience des forces de l’opposition, les croyances religieuses et les interventions directes et cachées des pays impérialistes et principalement l’impérialisme américain, Khomeiny a pu voler la direction de la révolution. Ainsi, le régime dictatorial – religieux de la République Islamique d’Iran (RII) a été instauré en Iran.

Aujourd’hui, depuis 34 ans, l’Iran est gouverné au nom d’Allah. Au cours de toutes ces années, à cause de leurs intérêts économiques, les pays occidentaux ont fermé les yeux à la répression de la population et ils soutiennent le régime islamique sur la scène internationale. Mais malgré les complots des occidentaux et la poursuite de la répression et de la terreur, la résistance de la population déterminera le cours des événements.

Aujourd’hui, la population iranienne sait parfaitement que les promesses des différentes fractions du régime ne sont que des blabla. À l’heure actuel, la position de la population face au régime est complètement différente de celle qu’elle avait d’il y a 34 ans :

La structure du régime à l’époque de Khomeiny était basée sur le respect absolu à ce dernier. Par contre, aujourd’hui, le régime est composé d’une grande bureaucratie ayant comme seul but la conservation du pouvoir entre les mains de Khameney. À l’époque de Khomeiny, ce dernier avait une autorité politique et religieuse suffisante afin de ne pas céder aux exigences de ses troupes et de ses proches. Aujourd’hui, en tant que le guide suprême du régime, Khameney n’a pas une pareille autorité. Khomeiny avait une telle autorité au sein des différentes fractions que pendant la période du limogeage de son remplaçant « ayatollah Montazeri », le régime a pu garder son intégrité. Bien que la question de la désignation d’un remplaçant n’fût pas réglée. Par contre, aujourd’hui, la situation est complètement différente. Après le décès de Khomeiny, la question de la désignation du remplaçant était à l’ordre du jour. Et malgré les mensonges de Rafsandjani à l’assemblée des sages sur les « citations » de Khomeiny sur la crédibilité de Khameney, cette question n’est toujours pas résolue. Même aujourd’hui, la plupart des ayatollahs ne reconnaissent pas l’autorité religieuse et politique de Khameney.

Quand Khomeiny est arrivé au pouvoir, il possédait une autorité religieuse et politique supérieure à ses compagnons. En plus, les croyances religieuses de la population étaient profondes. Par contre, aujourd’hui, des centaines de milliers d’iraniens ont été victime du pouvoir dictatorial – religieux de la RII et la nature des dirigeants de ce régime leur est complètement découverte.

Pendant les périodes de crise, en rendant des décrets religieux et bénéficiant de son passé politique, Khomeiny obligeait les dirigeants du régime à la retenu et à la réconciliation. Par contre aujourd’hui, Khameney n’a aucune autorité religieuse et dans le domaine politique, il n’a pas de supériorité flagrante sur ses concurrents comme Hashemi Rafsandjani et d’autres.

Depuis longtemps, afin de conserver son pouvoir absolu, Khameney est obligé d’affronter ses concurrents politique comme Rafsandjani et quelques ayatollahs membres de l’assemblée des sages. Ce face à face brise complètement l’autorité du guide suprême et du régime.

À l’heure actuel, pour conserver son pouvoir sur les institutions religieuses, le déroulement des élections législatives et présidentielles, les forces de l’ordre et de la sécurité, Khameney est obligé de faire des concessions aux gardiens de la révolution, aux forces réunies au sein de la maison de l’Imam et à différents ayatollahs. Les ayatollahs qui soutiennent Khameney seulement pour leur enrichissement personnel. Ce mode de fonctionnement perturbe complètement le déroulement des élections, des nominations, et renforce le rôle et l’influence des courants mafieux au sein des gardiens de la révolution et de la maison de l’Imam. La population iranienne dénonce et condamne sans arrêt ce mode de fonctionnement.

Si après d’autant de répression, de massacre et de guerre, dans des cas très rare et sensible comme « Irangate » ou « l’adoption de la résolution 598 de l’ONU sur la guerre Iran-Irak », Khomeiny était obligé d’intervenir pour prendre une position, aujourd’hui, la situation est complètement différente. Khameney intervient pour la réconciliation entre le gouvernement et le Parlement. Il intervient pour couvrir les différends entre l’assemblée des sages et le conseil du discernement. La même pour la coordination entre les commandants des gardiens de la révolution ou la demande d’arrestation ou de la libération des « fils à papa ».

Le gouvernement qu’en principe doit réaliser les objectives du régime, depuis plus de 3 ans, est en guerre ouverte avec les différentes fractions composantes du régime sur la question du rôle de 12ème imam absent des chiites. Au début de son mandat présidentiel, Ahmadi-nejad qui avait gagné plus que ses concurrents, le cœur du guide suprême, parle actuellement de la réapparition imminente du 12ème imam absent (Mehdi). Avec cette politique, il envisage d’affaiblir la position des ayatollahs en renforçant le rôle des gardiens de la révolution au sein du régime.

Les propagandes et les agitations autour des pensées réactionnaires et les croyances datant de l’âge de pierre utilisées par le régime au cours des dernières années n’ont aujourd’hui aucun effet sur la population.

Au cours des dernières années, toutes les fractions comme les « réformateurs », les libéraux et d’autres ont été écartés du pouvoir. Et Mir Hossein Moussavi (le 1er ministre de Khomeiny pendant 8 ans) et Karoubi (ex-président du Parlement) ont été considérés comme « chefs de bande » et ils vivent dans des résidences surveillées. Avant eux, en tant que le remplaçant de Khomeiny, ayatollah Montazeri a passé de longues années dans des résidences surveillées avant de mourir.

Aujourd’hui, il y a une lutte intense pour l’élimination de la fraction de gouvernement du pouvoir. Cette fraction est considérée comme un « courant déviationniste ». Le terrain pour cette élimination est préparé et tous les jours, il y a des face à face entre les troupes de la fraction de gouvernement et de la fraction dirigée par Khameney. Entre temps, les gardiens de la révolution contrôlent tous les organes économiques, militaires et même le pouvoir législatif.

Depuis l’instauration du régime de la RII, les ouvriers sont privés de tous les droits politiques et syndicaux. Et aujourd’hui, ils vivent dans la pauvreté et la privation totales. Au cours des dernières années, plusieurs grandes usines ont été fermées et les patrons ont transféré leurs capitaux à l’étranger.

À l’heure actuel, les salaires de la plupart des ouvriers sont payés avec plusieurs mois de retard. Et parfois, ils ne sont même pas payés.

Les ambitions régionales du régime et ses interventions non justifiées dans les affaires intérieures des autres pays accentuent de plus en plus les effets néfastes du blocus international à l’encontre de l’Iran. Malgré les prétentions démagogiques du régime, les effets du blocus international sur la vie quotidienne de la population sont désastreux. Comme exemple, d’après les sites d’information liées au régime, seulement dans la ville de Téhéran, 4600 personnes ont perdu la vie en essayant de produire du carburant non conforme.

Malgré l’augmentation quotidienne de la pauvreté dans le pays, les engagements du régime pour: Hezbollah du Liban, Hamas, Jihad Islamique sont toujours respectés. Et dans la livraison du pétrole gratuit pour le régime syrien, il n’y a jamais eu du retard.

À présent, des différentes fractions du régime se préparent pour la prochaine élection présidentielle. Ainsi, sans aucun doute, dans les prochains jours, il y aura de plus en plus de face à face entre les différentes fractions du régime.

Dans les circonstances actuelles, la population cherche une solution pour se libérer de la dictature du régime de la RII.

L’Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran invite toutes les forces révolutionnaires et combattantes à saisir l’importance de la situation afin de renforcer la solidarité dans la lutte pour le renversement du régime de la RII.

À bas le régime de la République Islamique d’Iran

Vive la République Démocratique Populaire

Vive la mémoire des camarades combattants de l’insurrection 1978 et de Siahkal

Vive le Socialisme

Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran

08 Février 2013

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