Vive le 38ème anniversaire de l’insurrection de février 1979 et le 43ème anniversaire de l’épopée de Siahkal (jour de la fondation de l’Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran – OGFPI)

            Le 08 février 1971 rappelle la volonté inébranlable des Guérilleros Fédaïs de Peuple d’Iran dans leur lutte contre le régime dictatorial du Chah. A ce jour historique, en attaquant le poste de garde de la gendarmerie de Siahkal, les Fédayins du Peuple ont allumé la mèche de la lutte et de l’espoir au sein de la population. D’une part, la lutte des Fédayins du Peuple a démontré la fragilité et la faiblesse du régime de Chah et d’autre part, elle a préparé les bases pour l’insurrection glorieuse de février 1979.

            Le 12 février 1979, le régime du Chah a été renversé suite à l’insurrection générale des peuples d’Iran. Mais malgré la chute du régime, le système politico-économique est resté intact. En renversant le système impérial, la population souhaitait obtenir des libertés socio-politiques et mettre un terme au système d’exploitation de l’homme par l’homme. Mais ce souhait n’a pas été réalisé.

            A la place du régime impérial-dictatorial et laïc, le régime dictatorial-religieux de la république islamique a été instauré. Et dès son  arrivée au pouvoir, ce régime a fait tout son possible pour préserver et consolider le système capitaliste dans le pays, et ses dirigeants se sont concentrés sur la suppression des libertés fondamentales et la propagation des pensées réactionnaires. Ainsi, dans les domaines politico-économiques, ils ont réprimé toutes les revendications démocratiques en fermant les universités dans tout le pays pour une longue période et, afin de consolider leur pouvoir, ils ont inventé la politique hypocrite de la « libération de Jérusalem via Karbala ». La politique expansionniste et aventuriste du régime a duré 8 ans et, après des millions de morts, d’invalides et de réfugiés, la guerre a pris fin sans qu’il y ait ni vaincu ni un vainqueur. Le seul vainqueur de cette guerre destructrice a été les grandes compagnies d’industrielles et d’armement et occidentales qui avaient la mission d’approvisionner en armement les deux parties en conflit.

            Depuis plusieurs années, la société iranienne se trouve dans une situation d’instabilité politico-économique. Cette situation s’aggrave d’année en année. La richesse et les grands capitaux sont concentrés entre les mains de certains dirigeants du régime. Et, grâce à l’exploitation des ouvriers et des couches laborieuses de la société, grâce à la corruption et au détournement des richesses du pays, ils empochent des bénéfices inimaginables.

            Malgré toutes les promesses que le régime a donné depuis son arrivée au pouvoir à propos de la justice sociale, la domination imposante et accrue de la bourgeoisie bureaucratique avec à sa tête les gardiens de la révolution, a causé d’importantes et irréparables dommages aux intérêts économique et sociaux de la population.

            Pendant 35 ans, différents présidents de la république, premiers ministres et décideurs appartenant aux différentes fractions se sont succédés : « réformateurs », « conservateurs » et d’autres ont dirigé le régime dictatorial-religieux au pouvoir en Iran. En se concentrant sur leur passé et leurs promesses, on constate que leurs prétentions actuelles sont toutes démagogiques. Comme par exemple, celles de :

- L’Ayatollah Montazeri, l’adjoint de Khomeiny a été placé en résidence surveillée jusqu’à sa mort.

- Mir Hossein Moussavi, 1er ministre durant 8 années de guerre contre l’Irak est placé depuis des années en résidence surveillée.

- Mehdi Karoubi, président de la fondation des déshérités et président du parlement durant des années, vit actuellement en résidence surveillée.

- Hashemi Rafsanjani : réputé pour son « cabinet de la construction », est accusé d’être comploteur et non fiable. Cependant, d’après les responsables actuels du régime, à cause de l’intérêt du système, il n’a pas été envoyé en prison.

- Mohammade Khatami, dont le gouvernement de la « réforme » a montré au delà du nécessaire, de la sympathie pour l’occident : d’après les dirigeants du régime, « si jusqu’aujourd’hui, Khatami n’est pas encore arrêté, c’est à cause de l’intérêt du système ».

- Mahmoud Ahmadi-Nejad, dont le gouvernement « de la bienveillance et de la tendresse » est considéré comme appartenant aux courants déviationnistes et il faudrait donc lutter à son encontre. Le conflit au sein du parlement entre les partisans et les opposants du gouvernement « de la bienveillance et de la tendresse » continue encore.

- La sympathie et la retenue à l’égard du gouvernement « de l’espoir et de la gestion » de Hassan Rouhani, qui gère actuellement le pays suite aux besoins du régime, ne durera pas longtemps.

            Si au début de l’instauration de la RII, le vol et l’enrichissement personnel des dirigeants du régime se limitaient à la maison, à une parcelle de terrain, à la corruption et à de petites commissions, aujourd’hui les montants des vols et des commissions s’élèvent à des milliards de US dollars.

            Dans la conjoncture actuelle, les impérialistes occidentaux soutiennent le gouvernement de Rouhani. Car, compte tenu de la crise économique du monde capitaliste, en soutenant le gouvernement de Rouhani, ils envisagent de partager de mieux en mieux le marché avantageux iranien entre eux. Mais il ne faut jamais oublier que depuis des années, les pays occidentaux soutiennent de façon ouverte ou cachée le régime de la RII. Car ils savent bien que l’éclatement de mouvements sociaux radicaux et révolutionnaires en Iran remettra leurs intérêts en question.

            Dans la situation actuelle, les conflits entre les différentes fractions au sein du régime s’accroissent sans arrêt. Mais cela ne veut pas dire que l’opposition iranienne peut se considérer comme une alternative ou comme une double pouvoir. A plusieurs reprises, les dirigeants du régime se sont auto-éliminés. Ils se sont éliminés physiquement et, sous différents prétextes, ils ont arrêté leurs adversaires et ils les ont emprisonnés. Il est évident que ces conflits au sein des dirigeants peuvent se transformer du jour au lendemain en réconciliation. Par contre, les différends entre le régime de la RII et la vraie opposition iranienne ne peuvent jamais se régler à l’amiable.

            Au cours des dernières années, des dizaines de partis, d’organisations « démocratiques » et de formations pour « les Droits de l ‘Homme » sont fondés en Iran et à l’étranger. A part certaines comme organisation des Fédayins du peuple (majorité) qui ont un passé riche en collaboration avec le régime de la RII dans les massacres des forces progressistes et révolutionnaires, la plupart de ces organisations sont créées par le régime.

            Si on ajoute à ces groupes, les éléments faibles et sans morales révolutionnaires au sein de l’opposition, qui se considèrent aussi parfois de « gauche », on trouvera une masse sans danger pour le régime qui passe plus son temps à critiquer les vrais opposants au régime qu’à lutter contre ce dernier. Une mission qui satisfait seulement les intérêts du régime. C’est pour cette raison que ces courants sont soutenus et applaudis par les régimes occidentaux. Et en plus, ces régimes occidentaux leur accordent même un budget pour le financement de leurs « activités ».

            De façon prévisible, depuis la formation du gouvernement de Rouhani, il n’y a eu aucun changement dans le niveau de vie de la population. Le prix des produits de base augmente quotidiennement. Le taux de change des rials iraniens contre les devises étrangères chute tous les jours et le taux de chômage a atteint des chiffres sans précédents. Les salaires en retard des ouvriers ne sont toujours pas payés et les promesses du régime sur le prix du logement et des loyers modérées et accessibles pour les couches non-favorisées ont été abandonnées.

            Le régime de la RII tente de présenter sa marche - arrière dans ses activités nucléaires comme une « victoire diplomatique ». Mais il ne faut pas oublier que personne dans le pays ne considère ce recul comme une « victoire ». Les dirigeants du régime hésitent encore à présenter le contenu des accords de Genève au parlement. Depuis la semaine dernière, les accords de Genève sont entrés en vigueur et que le régime commence déjà à exécuter ses engagements. Mais à cause des mensonges et du manque de clarté de Rouhani et de son ministre des affaires étrangères Zarif, le jour où le gouvernement a commencé à exécuter ces accords, dans une lettre ouverte au parlement, 150 députés ont présenté leurs condoléances au régime.

            Cependant malgré tous les problèmes, toutes les forces révolutionnaires, tous les ouvriers et toutes les masses laborieuses conscientes et combattantes, toutes les forces démocratiques et progressistes continuent la lutte jusqu’au renversement du régime despotique de la RII.

A bas le régime de la RII

Vive la république démocratique populaire

Vive la mémoire des camarades martyres de Siahkal et de l’insurrection de février 1979

Vive le socialisme

Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran

08 Février 2014


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