Vive le 1er mai, journée de la solidarité internationale des ouvriers


Cela fait 129 ans qu’a eu lieu le soulèvement des ouvriers américains dans la ville de Chicago pour l’augmentation des salaires et la diminution des heures de travail. Ce soulèvement héroïque des ouvriers a apporté des acquis importants et historiques à la classe ouvrière. Et précisément, grâce à ce soulèvement, la journée de travail a été diminuée de 14H à 8H.

Depuis, tous les ans, dans le monde entier, le 1er mai, les ouvriers et les révolutionnaires célèbrent ce jour historique en organisant des manifestations et des rassemblements.

En Iran, le pouvoir dictatorial-religieux a voté le plus réactionnaire des codes du travail et les ouvriers sont privés de toute formation politique et syndicale. A ce jour, l’organisation de manifestations ou de meetings ouvriers est strictement interdite et tous les ans, c’est le régime réactionnaire qui organise des meetings pour les ouvriers.

Aujourd’hui, en Iran, à cause du régime de la République Islamique d’Iran – RII – la propriété privé est bien respectée et les capitalistes peuvent en toute liberté exploiter au maximum les ouvriers pour augmenter de plus en plus leurs richesses. Et les réalités économiques prouvent que les richesses d’une petite minorité qui comprend les responsables de la puissante centrale « Ghararghahé Sazandeghi Khatam Anbia », les commerçants, les industriels, les dirigeants de la bureaucratie, les commandants du pouvoir répressif ont augmenté de façon inimaginable. Entre temps, le niveau de vie de la classe ouvrière et des masses laborieuses diminue quotidiennement et la pauvreté généralise de plus en plus dans le pays.

Si au début de l’instauration du régime de la RII, le pouvoir était sous le contrôle de la bourgeoisie commerciale, aujourd’hui, il est dirigé complètement par la bourgeoisie bureaucratique. Si au début, l’économie du pays était basée sur la vente du pétrole et ensuite sur l’achat des matières premières et des produits finis de l’Occident, aujourd’hui, il en est autrement. Actuellement la gestion du pétrole et les richesses naturelles du pays sont sous le monopole de la centrale de « Ghararghahé Sazandeghi Khatam Anbia ». Et cette centrale appartient aux gardiens de la révolution iranienne. Aujourd’hui, bien qu’avec le soutien de l’Occident, le gouvernement de Rouhani essaye de limiter et encadrer le pouvoir et les prérogatives des gardiens de la révolution, cette force répressive contrôle les pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif. En d’autre terme, les gardiens de la révolution contrôle tout. La force des gardiens de la révolution est liée à leur puissance militaire. Ainsi, dans la vente du pétrole et d’autres ressources naturelles, ils essayent toujours de préserver et garantir leur puissance militaire. Pour les gardiens de la révolution, l’octroi d’avantages aux Chinois ou aux Russes afin d’obtenir des missiles et de la technologie militaire avancée vaut plus que l’amélioration du niveau de vie et du quotidien de la population. Suite à cette politique, il n’y a aucun problème pour solder les ressources naturelles du pays auprès des pays impérialistes. C’est pour cette raison que depuis quelques temps, les deux fractions au pouvoir, « les fondamentalistes » et les « réformistes » n’expriment aucune « haine » à l’encontre de l’Occident, ni aucun slogans de mort à l’encontre de tel ou de tel pays impérialiste.

Depuis quelques temps, en cédant devant les pays impérialistes et en abandonnant leurs ambitions nucléaires, les dirigeants du régime ont seulement conservé leur « volonté inébranlable » dans la répression et l’exécution des opposants et des combattants pour la liberté. Une politique qui satisfait les « militants des Droits de l’Homme ».

La politique nucléaire iranienne
En quelques années, le régime de la RII a dépensé des dizaines de milliards de $ de la richesse de la population iranienne pour des centrales nucléaires. Et avant d’arriver à produire sa 1ère bombe atomique, il a commencé à menacer Israël, les pays arabes et même l’Occident. Il ignore la mondialisation, à cause de laquelle aujourd’hui aucun pays dans le monde ne peut subvenir tout seul à ses besoins dans les domaines de l’approvisionnement des matières premières, de la technologie et de l’industrie. L’embargo économique de l’Occident a tellement affaibli le régime que ce dernier, afin de recevoir mensuellement les 490 millions de $ de ses avoirs bloqués, est prêt à échanger ses $ en Dirhams des Emirats Arabes Unis pour ensuite, d’une façon honteux, les placer dans des valises pour ensuite les transporter en Iran.

Les accords nucléaires du régime avec l’Occident à Lausanne ont créé une nouvelle situation. D’un part, les dirigeants du régime ont cédé face à l’Occident et ils ont accepté de mettre hors fonction toutes les installations nucléaires du pays. D’autre part, ils ont peur d’annoncer la vérité à la population. En fin de compte, les accords de Lausanne sont une paix entre les puissances impérialistes et le clergé réactionnaire au pouvoir en Iran. Cette réconciliation canaliserait le processus des « réformes » dans le cadre déjà testé à l’époque du Shah pendant laquelle les multinationaux impérialistes contrôlaient les principales activités industrielles et l’importation des produits vitaux pour l’économie. C’est pour cette raison que depuis quelques temps, les responsables des grandes compagnies allemandes, françaises, italiennes, suisses et autres circulent dans les hôtels iraniens en attendant la signature finale des accords de Lausanne afin de prendre le contrôle de l’avantageux marché iranien.

Aujourd’hui, grâce à son expérience, mieux que dans le passé, la classe ouvrière iranienne constate la nullité des propos et des promesses de Khomeiny (le fondateur de la RII), de Khameney (actuel guide suprême du régime), de Rafsanjani, de Rouhani, de Khatami, et … Des propos et des promesses qui n’ont eu comme résultat que l’accroissement et la généralisation de la pauvreté, du chômage et de la faim. La classe ouvrière a bien compris que le monde capitaliste est le plus grand violeur des Droits de l’Homme. Si non, pourquoi après 57 déclarations de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU condamnant le régime de la RII pour ses violations des Droits de l’Homme, afin de conclure des contrats commerciaux et économiques avec l’Iran, les représentants des pays « défenseurs des Droits de l’Homme » font-ils la file devant la porte des ambassades de ce régime criminel ? L’Occident prouve clairement dans la pratique qu’il ne se sent absolument pas obligé de respecter les conventions internationales et pour satisfaire les intérêts des capitalistes de leurs pays, il est prêt à serrer la main de tous les criminels et les réactionnaires comme les dirigeants de la RII.

Suite à l’échec de la politique de l’impérialisme américain en Irak et en Afghanistan, sous prétexte que l’Iran est une « puissance régionale », l’Occident offre le rôle de gendarme de la région au régime iranien. Sans aucun doute, l’acceptation de ce rôle suscitera l’intervention de plus en plus directe du régime iranien dans le conflit de Yémen. Un conflit qui dans le temps se transformera en une guerre entre les Chiites et les Sunnites et aura un résultat semblable à celui des 8 ans de guerre entre l’Irak et l’Iran : la destruction complète des deux pays.

Ouvriers Combattants

L’incompétence des dirigeants au pouvoir en Iran n’a pas de limite. Afin de conserver leur pouvoir, ils sont prêts à avaler beaucoup de couleuvres face à l’Est et à l’Ouest. Ils cèdent face aux Chinois car ils ne veulent pas oublier leurs « services » rendus pendant l’embargo occidental et espèrent toujours préserver cette relation pour l’avenir. En plus, ils doivent aussi penser aux différentes banques créées en Chine au nom des proches du régime comme Asghar Oladi et d’autres et qui sont très importantes pour le régime.

Ils ne peuvent pas s’éloigner de la Russie en prévision des moments difficiles et critiques, quand ils auront besoin de Droit de Veto des Russes au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU. De plus, ils ont aussi besoin de la technologie militaire avancée de ce pays.

Une partie des dirigeants qui se considèrent comme les adeptes de la « réforme » et qui sont représentés par Rafsanjani et Rouhani, adorent l’Occident. Cette fraction sait bien qu’elle vient de perdre l’appareil exécutif. Ainsi pour récupérer le pouvoir perdu, ces jours-ci en faisant entrer les éléments à la retraite comme Mohsen Rezaïe, Ali Shamkhani sur la scène, ils essayent d’influencer les forces de l’ordre. La semaine dernière, les « coquetteries » de Rouhani pour les forces de l’ordre, selon lesquelles vous devez seulement respecter la « loi » et non pas les recommandations de l’Islam, suivent bien la politique de division qui s’accentue de plus en plus au sein du régime.

Comme dans le passé, à l’avenir tant l’Occident que les différentes fractions du régime de la RII chercheront à favoriser leurs propres intérêts. Ainsi dans les circonstances actuelles, la seule solution pour mettre un terme à la pauvreté et à la misère, est l’union et la solidarité entre les forces combattantes pour le renversement de la RII et pour l’instauration d’un vrai régime démocratique.

Vive la Solidarité Internationale des Ouvriers

Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran
1er Mai 2015


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