Vive le 37ème anniversaire de l’insurrection de Février 1979 et le 45ème anniversaire de l’épopée de Siahkal (jour de la fondation de l’Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran – OGFPI)

            Il y a 45 ans, le 08/02/1971, en attaquant le poste de garde de la gendarmerie de Siahkal (commune située dans la région forestière du nord d’Iran – NDT), les Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran ont ouvert une nouvelle page dans la lutte du peuple iranien. Le feu allumé en ce jour historique dans les forêts de Siahkal a enfin été propagé dans tout le pays. Cette opération héroïque a suscité un grand sursaut de la morale combattant au sein des différentes couches de la société et suite aux luttes populaires, a finalement abouti en Février 1979 au renversement du régime monarchiste.

            En février 1979, quand la population iranienne luttait quotidiennement dans les rues contre le régime monarchiste, ayatollah Khomeiny et le mouvement libéral iranien – nehzaté azadi – (le mouvement pour la liberté) étaient en train de négocier à Paris et à New York en toute clandestinité avec les Américains sur le changement du régime en Iran. Une négociation sur la manière de préserver l’armée, les services de renseignement et les autres organes du système capitaliste après la chute du Shah.

            Depuis qu’avec l’aide de l’Amérique, le régime de la République Islamique a été instauré en Iran, la population vit dans des conditions pires qu’à l’époque du régime de Shah. Ce régime a prouvé que dans les domaines économiques, politiques et sociaux, il est beaucoup plus réactionnaire que les précédents régimes. La classe ouvrière iranienne, qui a joué un rôle important et déterminant dans les grèves générales contre le régime du Shah, aujourd’hui, est privée de toutes formations propre à elle et de plus, depuis quelques années, les ouvriers reçoivent leur salaire de misère avec plusieurs mois de retard. D’autres couches sociales comme les enseignants et les universitaires ont été écartés de tous le organes syndicaux et décisionnaires. En quelques décennies, les associations islamiques ont instauré leur présence et leur pouvoir dans tous les domaines sociaux. Et ainsi aujourd’hui, cette institution religieuse-dictatoriale intervient dans tous les domaines.

            Le passé et les répressions générales et incontrôlées de la RI prouvent que la survie de ce régime est liée à la guerre et au soutien de l’Occident. Et aujourd’hui, dans la région, les outils pour la guerre et les politiques ambitieuses et expansionnistes sont prêtes. Pendant 8 ans, sous prétexte de la « conquête du Jérusalem via Kerbela », ce régime a continué une guerre sans fin contre Irak. Mais à la fin, Khomeiny a été obligé d’annoncer la fin de la guerre. Depuis la fin de cette guerre destructrice, le régime est « compagnon » des chiites au Liban et au Yémen. Et depuis le déclenchement de la guerre civile en Syrie, sous prétexte de la protection du « Mausolée de Zeynab », ce régime envoie les jeunes iraniens sur le front de guerre dans ce pays.

            Dans ses relations avec l’Occident, ce régime a toujours insisté sur les avantages du marché iranien. Et depuis des années, le régime de la RII vend aux enchères les ressources naturelles et surtout le pétrole. En d’autres termes, le pétrole à bas-prix contre le soutien international. Voilà la politique appréciée par les Occidentaux. Au cours de 37 ans de dictature et du despotisme de la RI, l’Occident a montré son niveau de respect et son attachement pour les « Droits de l’Homme ». Au cours de ces dernières décennies, tous les différends entre la RI et les pays occidentaux étaient sur l’avantageux marché iranien. Et comme aujourd’hui, le monde capitaliste se trouve dans une profonde crise économique, les pays européens aimeraient retrouver le niveau de leurs positions économiques de l’époque du Shah. Depuis des années, en échange de l’écartement des Chinois et des Russes du marché iranien, les Etats-Unis et les pays européens sont prêts à se taire sur la question des « Droits de l’Homme » en Iran. Avec les accords sur le nucléaire iranien, une partie de ce souhait a été exaucée. Et si jusqu’au moment de la signature des accords sur le nucléaire et la destruction des installations nucléaires, de temps en temps, les Occidentaux invitaient la RI à respecter les « Droits de l’Homme », depuis ces accords, cette arme n’a plus d’utilité. Et on ne trouve même pas une ligne sur la question de respect des « Droits de l’Homme » dans ces accords.

Des accords conformes aux intérêts des Occidentaux

            Au cours des dix dernières années, les ambitions et le manque de sagesse des dirigeants du régime dans le domaine nucléaire a suscité l’embargo économique destructif contre l’Iran. Et quand les dirigeants du régime ont senti que les jours de leur république sont comptés, alors ils ont décidé de remplacer le gouvernement d’Ahmadi-nejad par le gouvernement de Hassan Rouhani. Et ainsi, par la voie de la « réflexion » et de la « sagesse » face à l’Occident, ils espèrent assurer la survie de leur pouvoir religieux-dictatorial. Avec l’approbation du guide suprême, au début de l’investiture de 11éme gouvernement iranien, à Davos en Suisse, Hassan Rouhani (le nouveau président iranien) a commencé à mettre aux enchères les ressources naturelles du pays en souhaitant le Bienvenu à tous les capitalistes et à tous les investisseurs. Ensuite, sur le conseil du guide suprême, il a nommé quelques diplômés des universités américains et approuvés par ce dernier au sein du ministère des affaires étrangères afin d’approcher par « réflexion » et « sagesse » le gouvernement d’Obama. Et pour tromper l’opinion publique iranienne, à chaque fois qu’ils recevaient une réponse positive de la part des Américains, d’une manière démagogique, ils déclaraient que les Américains avaient envoyé un message au guide suprême. Et que ce sont les américains qui veulent se rapprocher et normaliser leurs relations avec la RII et pas eux.

            Malgré toutes les mensonges et les propos démagogiques des dirigeants du régime, les Iraniens savent très bien que la RII a baissé les bras devant les Occidentaux et qu’il a répondu positivement à toutes leurs exigences. Le régime face aux Occidentaux a tellement battu en retraite que suite à la décision du gouvernement des Etats-Unis, tous les responsables et les chercheurs nucléaires iraniens ont été interrogés par les Américains, et toutes installations militaires et nucléaires ont été inspectées. Tout l’uranium enrichi a été sorti du pays et ensuite a été livré aux Russes. Toutes les installations et les équipements ont été mis hors services et démontés. Et la centrale nucléaire à l’eau lourde d’Arak a été remplie de béton. Quelle honte ! Après avoir dépensé plus de 120 milliards de dollars de la richesse du pays et des années d’efforts et de sacrifice du personnel iranien, aujourd’hui, d’une façon honteuse et scandaleuse, tous ces investissements et tous ces efforts ont été détruits à la demande des Occidentaux et par ces derniers.


Qui profite de ces accords ?

            En réalité, ces accords sont une « cerise » sur le gâteau pour les compagnies au bord de la faillite ou en faillite des pays occidentaux. Ces accords n’apporteront rien pour l’amélioration du niveau de vie de la population. Ces accords n’ont pas diminué le prix des produits de 1ère nécessité. Ces accords n’ont pas augmenté la valeur du rial iranien face aux devises étrangères. Par contre, ces accords ont aidé les compagnies européennes en faillite d’exporter leurs produits invendables vers l’Iran.

            Aujourd’hui, où en est « l’économie résistante » ? Que signifie cette résistance selon laquelle dans un mois, les dirigeants du pays ont conclu des contrats d’achat de produits pour plus de 100 milliards de dollars avec les pays étrangers. Ces contrats ne sont pas destinés à améliorer la production dans le pays et ni à créer de l’emploi. Par contre, ils sont destinés à soutenir la production et le marché de travail en Chine, en France, en Italie et etc. Ces accords n’ont pas pu et ne pourront jamais résoudre le problème du chômage en Iran. Et encore, suite à ces accords, le marché de l’automobile (grosses cylindrées) est en pleine expansion dans le pays. Ainsi, la ville de Téhéran est remplie par les derniers modèles de grosses cylindrées conduites par les enfants du clergé et les nouveaux riches.

            Depuis plus de 2 ans, afin de réaliser leur projet du nouveau Moyen-Orient, le régime américain développe des guerres régionales. Et malgré l’échec de l’instauration d’un régime islamique en Irak et au grand Levant sous la direction de Daesh, les mercenaires de ce groupe sont toujours sous la protection des Etats-Unis, de la Turquie, de l’Arabie Saoudite, du Qatar, de la France et du Royaume Uni. Actuellement afin d’instaurer l’insécurité dans la région au service de la politique Moyen–Orient des Etats-Unis, ces mercenaires sont en train de déménager de la Syrie vers la Libye et de l’Irak vers la Caucase.

            C’est dans ces circonstances qu’en soutenant la fraction « réformiste » du régime, l’Occident attend la victoire de celle-ci lors de la prochaine élection législative et lors de l’élection de l’assemblée des sages. A court terme, la politique du « nouveau Moyen-Orient » des Etats-Unis vise le remplacement de la fraction des « conservateurs » par la fraction des « réformistes ». Ensuite, ils viseront le remplacement de ces « réformistes » par les éléments iraniens formés aux Etats-Unis. Et s’ils arrivent à réaliser ce projet, ensuite ils tenteront à mettre un terme à l’intervention du régime dans les affaires du Liban, de la Syrie, de l’Irak et du Yémen. Les activités militaires et les fabrications des missiles iraniens aussi doivent être contrôlés complétement par les Occidentaux. Et dans ces formations gouvernementales soutenues par les Américains, il sera prévu que des éléments comme Rafsanjani, Rouhani ou Zarif trouvent les modalités nécessaires au rapprochement et à la normalisation de la relation entre la RII et l’Israël. Et si ce projet américain trouve de la résistance au sein des « réformistes », alors un scénario comme celui de la Libye sera réservé à la population iranienne.

            En Irak et en Libye, le scénario a commencé avec le démentellement et la destruction des installations nucléaires. Ensuite l’industrie de l’armement et de la fabrication des missiles sont passées sous le contrôle des Occidentaux et à la fin, ces deux pays ont été désagrégés et divisés en plusieurs parties. N’oublions pas que pendant la période d’anarchie imposée en Libye, Madame Clinton (ministre des affaires étrangères des Etats-Unis de l’époque) a déclaré avec satisfaction que l’instauration du nouveau régime libyen fait suite à la demande de la population et que seul changement est l’application de la Charia.

            Dans les circonstances actuelles, les forces révolutionnaires et le peuple iranien doivent être de plus en plus attentifs. Il faut s’unir et intensifier la dénonciation de la politique répressive du régime de la RII, des alliances et des complots secrets des différentes fractions du régime avec les Américains ainsi que la dénonciation de l’intervention directe et flagrantes des impérialistes en Iran.

Vive la République Démocratique Populaire

Vive la mémoire des camarades tombés martyre à Siahkal et à l’insurrection de Février 1979

Vive le Socialisme

08 Février 2016


A.C.P
Postfach 12 02 06
60115 Frankfurt am Main
Germany

Fax:
00-49-221-170 490 21
E-Mail: organisation@iranian-fedaii.de
Web Site: http://www.iranian-fedaii.de