Vive le 38ème anniversaire de l’insurrection de Fév. 1979 et 46ème anniversaire de l’épopée de Siahkal (jour de la fondation de l’Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran – OGFPI)

            Le 08 Février 1971, en attaquant le poste de garde de la gendarmerie de Siahkal, les Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran ont ouvert une nouvelle page dans le mouvement communiste iranien. La lutte héroïque des Fédayins du Peuple face au régime dictatorial du Chah a suscité de l’espoir au sein des différentes couches de la société. Le mouvement de la contestation et de la protestation à l’encontre du régime impérial s’est intensifié. La suite des accrochages quotidiens de la population avec l’armée du Chah a abouti au soulèvement populaire et aux grandes manifestations ouvrières qui le 11 février 1979 a suscité le renversement du régime dictatorial par une insurrection glorieuse. Depuis, sur les ruines du régime de Chah, un pouvoir dictatorial-religieux, plus violent et plus répressif a été instauré. Ce régime est arrivé au pouvoir avec le soutien de l’impérialisme mondial avec à sa tête l’impérialisme américaine. Et tant que la République Islamique d’Iran protégera leurs intérêts, elle bénéficiera de leurs soutiens.

Depuis quatre décennies, sous différentes prétextes, le régime réactionnaire de la RII réprime le peuple iranien et il leur impose des conditions socio-économiques épouvantables. Et afin de garantir sa survie, il est toujours à la recherche des prétextes pour dévier l’opinion publique de la pression politico-économique. On peut en citer quelqu’une :

8 ans de guerres contre l’Irak

A part des centaines de milliers de morts et de blessés, 8 ans de guerre contre l’Irak a causé des centaines de milliards de dégâts à la population iranienne. Pour le régime démagogue, le but de cette guerre était la « libération du Jérusalem en passant par Kerbela ». Pendant 8 années de guerre, sous prétexte de la défense de Patrie, tous les militants pour la liberté et la démocratie ont été sanctionnés par l’emprisonnement, la torture et l’exécution. Et quand les ressources économiques du pays ont complétement été épuisées et détruites, alors le régime a été obligé d’admettre la résolution 598 du conseil de la sécurité de l’ONU. Avec la fin de la guerre, la population a trouvé l’occasion de présenter sa revendication politico-économique. Et comme le régime est toujours incapable de répondre à ces revendications, Khomeiny n’avait aucun choix sauf de recourir à la répression des forces combattants et révolutionnaires. Ainsi, au mois de septembre 1988, il a ordonné le massacre de tous les prisonniers politiques. Suite à cette décision, au cours de 48H, des milliers de prisonniers politiques ont été exécuté.

Ayatollah Montazeri

Après le massacre des prisonniers politiques, c’était le tour des « protestataires intimes ». Des « intimes » qui dans la future pouvaient élever la voix contre la politique répressive du régime. Dans ce domaine, le 1er suspect était bien Ayatollah Montazeri. Il était le successeur désigné du guide suprême, le théoricien de « velayat-é-faghih (autorité suprême du chef religieux le plus compètent en qualité de représentant du prophète – NDT) et le 2ème personnage du régime de la RII. Celui-ci avait déjà condamné le massacre des milliers de prisonniers politiques. Ainsi, il a été condamné à vie en résidence surveillée. Et suite à cette condamnation, il a passé le reste de sa vie à sa maison situé dans la ville de Ghom. Le planificateur de ce projet de la condamnation en résidence surveillée était Hashemi Rafsandjani. Afin d’y arriver, celui-ci a envoyé en cachette la lettre « secrète » de la protestation de Montazeri destinée pour Khomeiny à l’étranger. Et après la publication de cette lettre à l’étranger, il est allé voir Khomeiny afin de lui prouver que Montazeri est en relation avec le mouvement « contre-révolutionnaire » à l’étranger.

Rafsandjani et le période de la « construction ».

Après avoir réalisé le complot contre Montazeri, la période « de la construction et de la prospérité » était à l’ordre du jour et en étant que le président de la RII, Rafsandjani s’est présenté comme le commandant en chef de la « prospérité ». Et sans avoir honte, parfois il s’est même comparé à Amir Kabîr (grand homme politique iranien sous la dynastie Ghajar) en prétendant d’être à l’origine de tous les progrès et avancés scientifiques et technologiques iraniens. Pendant la période de sa présidence, il a essayé de toucher la commission sur tous les contrats de vente du pétrole. Au cours de cette période, lui et sa famille étaient très très actifs dans les activités commerciales. Ainsi, dans plusieurs domaines comme la vente de gaz naturel, du sucre, du pistache ou la construction du métro de Téhéran, ils avaient obtenu le monopole. Au cours de cette période, il a intégré plusieurs anciens combattants de la guerre Iran-Irak dans les activités commerciales. La plupart de ces anciens combattants étaient liés aux gardiens de la révolution.

Pendant la période de la présidence de Rafsandjani, le projet des attentats et des assassinats politiques des opposants iraniens à l’étranger a atteint le sommet. L’initiateur de ce projet : l’assassinat des opposants politiques iraniens en Europe = signature des accords commerciaux et économiques avec le régime de la RII, était Rafsandjani.

Rafsandjani et l’assassinat des opposants politiques iraniens à l’étranger

Mahmoud Ahmadi-Nejad (ex-président iranien) était un des adeptes de Rafsandjani. Celui-ci était un des responsables de l’équipe qui a assassiné les dirigeants de Parti Démocrate du Kurdistan Iranien (PDKI) en Autriche. A cette période comme l’opposition iranienne se trouvait dans une position de faiblesse, les pays européens ont fermé leurs yeux sur les activités terroristes du régime de la RI à l’étranger. Ainsi, plusieurs dirigeants de l’opposition ont été assassiné dans les pays européens comme la France, l’Allemagne, la suisse, l’Autriche, le chypre et … Suite à la possession des documents ultra-secrets lors de l’occupation du consulat général du régime de la RII à Genève par nos camarades et leur publication, le monde entier a pu constater qu’un avocat suisse infiltré au sein de la police a pu obtenir la liste de tous les réfugiés politiques iraniens et les vendre au consulat du régime iranien à Genève pour 5000 FS. Une réalité amère qui montre que la vie d’un réfugié iranien dans ce pays « des Droits de l’Homme » et pays « Neutre » ne vaut rien.

A la fin de cette période, les gardiens de la révolution ont pu prendre les organes exécutifs et les institutions clés du régime sous leur contrôle et ainsi ils ont pu écarter Rafsandjani du pouvoir. Ainsi une nouvel air a commencé : l’air de la technologie nucléaire et de la construction des missiles.

Ecartement de Rafsandjani du pouvoir

A cette période, en accaparant tous les pouvoirs, les gardiens de la révolution ont complètement écarté Rafsandjani du pouvoir. Et c’est à cette époque que ce dernier s’est souvenu de la population et il a déclaré que la voie de la RI a été déviée. La fraction au pouvoir a considéré ces déclarations comme comploteuses et il a été conseillé aux médias officiels de boycotter toutes nouvelles concernant Rafsandjani. Et pour sauver l’apparence, le régime l’a désigné comme le président du conseil de discernement du système. Les multiples tentatives de ce dernier pour revenir sur la scène politique ont toutes échouées.

Mohammad Khatami

Mohammad Khatami était un autre magicien du régime qui a pu rester au poste de la présidence de la république pendant 8 ans. Dans une période où à cause de multiples activités terroristes à l’étranger et principalement au Liban, en Argentine, en France, en Allemagne, en Turquie, au Chypre, au Dubaï, aux Philippines et …, le régime se trouvait sous la pression internationale, Khatami a été nommé à la présidence de la RII. Et suite aux activités des terroristes du régime sur le sol allemand, le gouvernement de ce pays a délivré plusieurs mandats d’arrêt internationaux contre les responsables de la RI.

A cette époque le régime avait besoin d’un président qu’il condamne en apparence les attentats. Un président qu’il ne soit pas au pays pendant la vague des exécutions des opposants. Un président qu’il puisse sourire aux femmes diplomates européennes et qu’il prenne des photos avec elles. Suite à ces gestes clowns, les pays occidentaux ont lancé des vastes campagnes en faveur de la politique de « changement » en Iran. Et suite à cette campagne mensongère et hypocrite, et sous prétexte de la défense des Droits de l’Homme, ils ont insisté sur la nécessité de soutien au gouvernement de Khatami.

Après 8 ans, l’efficacité des charmes et des sourires de Khatami a expiré. Depuis, le président de la politique des « réformes » n’a pas le Droit de quitter le pays. Ensuite il a été boycotté par les médias officiels. Et aujourd’hui, il lui est interdit de toutes participation aux réunions publiques du régime. A tel point qu’il ne peut même pas participer aux cérémonies d’enterrement de ses amis politiques.

Mir Hossein Moussavi

Pendant 8 ans, Mir Hossein Moussavi était le 1er ministre de Khomeiny. Et depuis, il devait rester sur le ban des réservistes et attendre une nouvelle convocation. Mais celui-ci, sans le feu vert du guide suprême, il a violé la règle du jeu et il s’est présenté comme candidat aux élections présidentielles face à Mohmoud Ahmadi-Nejad. Moussavi bénéficiait du soutien de Hashemi Rafsandjani et il ne pensait pas qui sera traité comme Montazeri. Et il pensait se préparer pour une longue bataille. En fin de compte, sur l’ordre du guide suprême, avec tous les respects, il a été assigné à la résidence dans sa résidence de 1000M2 afin d’y passer le reste de sa vie en compagnie de son épouse. Suivant les déclarations des dirigeants du régime, il doit demander pardon. Si non, dans le cas où il retrouve sa liberté, comme disent les responsables, « il sera tué par la population ».

Mahmoud Ahmadi-Nejad

D’après les propos du guide suprême, au départ, Mahmoud Ahmadi-Nejad était différent des autres. Mais après un certain temps, le gouvernement d’Ahmadi-Nejad est devenu un courant déviationniste. Et pour calmer les choses, Khamenei était obligé de fermer les yeux jusqu’à la fin de son mandant présidentiel. Ce dernier connaît beaucoup de secret de Khamenei et d’autres dirigeants du régime. Et c’est pour cette raison qu’aucune des dossiers de ses mises en examens ne sont poursuivie. A l’heure actuelle, Khamenei préfère ne pas le provoquer. Mais vue l’arrivée au pouvoir de Donald Trump et le durcissement de la politique des boycottes, le régime a besoin des éléments comme Ahmadi-Nejad. Ainsi si nécessaire, il déchirera de nouveaux les accords conclus.

Hassan Rouhani et son gouvernement « de la réflexion et de l’espoir »

Actuel gouvernement sous la présidence de Hassan Rouhani se présente comme le gouvernement « de la réflexion et de l’espoir ». Le concepteur de ce gouvernement était Hashemi Rafsandjani. Avec son décès, tous les espoirs de ce gouvernement viennent d’être enterrés. Parmi les importantes initiatives de ce gouvernement on peut citer la politique d’approchement aux Etats-Unis . La conséquence directe de ce rapprochement était la destruction de plus de 120 milliards dollars US d’installations et d’investissements nucléaires du pays. Bien que ce rapprochement honteux a eu lieu avec l’autorisation du guide suprême, mais ce dernier comme d’habitude, il prend des positions non claires, floues et imprécises afin que si nécessaire, il puisse faire le demi tour.

A la fin, malgré tous les gestes hypocrites des dirigeants du régime sur leur radicalisme, les responsables américains ont pu visiter toutes les installations nucléaires iraniennes. Ils ont contrôlé le complexe atomique de Parchin. Ils ont interviewé les ingénieurs et les chercheurs iraniens et à la fin, le complexe nucléaire à l’eau lourd d’Arak a été remplie par béton.

Dans le domaine économique, à part des promesses, le gouvernement « de la réflexion et de l’espoir » n’a rien fait.. Le slogan du gouvernement de Hassan Rouhani et de la fraction des « Réformiste » : « dialogue et compromis » s’est abouti à une entente avec les européens et les américains. Suite à cette politique de dialogue, la plupart des compagnies européennes au bord de la faillite ont été sauvé grâce au marché avantageux iranien. Et ainsi leur problème a été résolu au détriment de la population iranienne. La vente aux enchères des richesses du pays est considérée comme une victoire par Rouhani. A ce propos, il a déclaré : « pendant la période des boycottes, nous avions toujours les mains tendus vers les autres. Durant cette période, nous étions ignorés et non respectés. Grâce à la politique du compromis et de la normalisation, aujourd’hui nous sommes respectés.

Voilà une autre analyse honteuse et imbécile. Quand la population iranienne vit dans une extrême pauvreté, afin de sauver les producteurs d’automobiles (Peugeot, Citroën et Renault), celui-ci prend son petit-déjeuner avec l’ex-président français Valéry Giscard d’Estaing et ensuite il ajoute cet évènement à son bilan en disant : « avant nous n’étions pas respectés. Aujourd’hui, suite à notre politique du compromis et de la normalisation, nous sommes respectés ».

« Compromis » avec les impérialistes

A part le gouvernement de Rouhani qui avait de l’admiration pour l’ex-président américain, la fraction des conservateurs aussi comptait beaucoup sur Obama. Aujourd’hui, avec l’élection de Donald Trump, afin d’assurer la survie du régime, les dirigeants de la RI espèrent d’offrir plus d’avantages à Trump. Bien qu’après les déclarations du président milliardaire américain, celui-ci ne compte pas beaucoup sur les avantages économiques. A l’heure actuelle, Trump et Co. soutiennent en priorité leurs alliés traditionnels comme l’Arabie Saoudite ou l’Israël.

Il est évident que compter sur les compromis avec les américains est un calcul irréaliste et imbécile. La destruction des installations nucléaires et la mise à la disposition des américains de tous les renseignements dont ils en avaient besoin, sont des vrais signes de faiblesse.

La pression économique inhumaine et épouvantable sur la population et surtout sur la classe ouvrière

A l’heure actuel, la population iranienne et surtout la classe ouvrière subissent une lourde pression économique. Depuis longtemps, la classe ouvrière iranienne est complétement démunie et elle vit sous le seuil de pauvreté. Les salaires des ouvriers sont payés avec plusieurs mois de retard et elles ne suffisent pas pour un niveau de vie correcte. Les chiffres publiés par le gouvernement de Rouhani à propos de la création des millions de postes de travail sont tous faux.

Avec l’intervention énergique et active de la Russie, le projet américano-européen pour un nouveau Moyen-Orient et le partage de la Syrie a echoué. Actuellement la politique américaine au Moyen-Orient est dans l’impasse. A présent, l’équipe au pouvoir à Washington n’a pas un plan pour l’extension de la guerre dans cette région. Mais il est toujours possible qu’il déclenche une nouvelle guerre régionale ailleurs dans le monde.

Dans les circonstances actuelles, la seule voie pour la population iranienne et principalement pour les forces révolutionnaires et combattantes est de s’unir pour renverser le régime réactionnaire de la RII.

Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran

07 Février 2017


A.C.P
Postfach 12 02 06
60115 Frankfurt am Main
Germany

Fax:
00-49-221-170 490 21
E-Mail: organisation@iranian-fedaii.de
Web Site: http://www.iranian-fedaii.de