Vive le 1er mai, journée de la solidarité internationale des ouvriers

Le 04 mai 1886 est le jour du soulèvement des ouvriers américains dans la ville de Chicago. Depuis, tous les ans, dans le monde entier, les ouvriers célèbrent ce jour historique en signe de solidarité. Et en organisant des meetings et des défilés, les communistes, les partis ouvriers, les confédérations des travailleurs et toutes les formations politiques défendant les intérêts de la classe ouvrière démontrent leur opposition au système capitaliste mondial et à l’impérialisme.

Malgré le rôle déterminant de la classe ouvrière iranienne dans l’insurrection de Février 1978 et le renversement du régime dictatorial du Chah, depuis son arrivée au pouvoir, le régime de la République Islamique d’Iran ignore tous les droits politiques et syndicaux des ouvriers. Les ouvriers iraniens sont privés de toutes formations indépendantes à eux et tous les mouvements de protestations et de contestations sont punis par l’emprisonnement, la torture et l’exécution. Le régime interdit toute célébration indépendante du 1er mai par les ouvriers. Mais par contre, tous les ans, il leur prépare des rassemblements.

L’actuelle situation socio-politique et les récents mouvements insurrectionnels à l’encontre du régime dictatorial-religieux ont mis en évidence le rôle déterminant de la classe ouvrière dans les évènements à venir. Aujourd’hui, la plupart des grands complexes économiques du pays comme la centrale de canne à sucre de Haft-Tapeh, l’usine Hepkoy d’Arak, le complexe sidérurgique d’Ispahan, les ouvriers du chemin de fer d’Azerbaïdjan, les ouvriers de la ligne de chemin de fer Zandjan-Qhazvin, les ouvriers de l’usine de Lavan à Kerman, les mineurs du nord d’Iran, les ouvriers et les employés de la raffinerie de Chiraz, les ouvriers du complexe sidérurgique de Natanz et des centaines d’autres établissements sont en grève. La plupart des ouvriers de ces grands complexes reçoivent leurs salaires avec un retard de 5 à 12 mois. Et à cause de cela, actuellement, la classe ouvrière vit dans une pauvreté absolue.

Le régime réactionnaire au pouvoir en Iran fait partie du système capitaliste mondial. Depuis des années, grâce à ses accords avec les pays impérialistes, ce régime a imposé une dictature féroce au peuple iranien. A cause de son aventurisme nucléaire, de ses efforts pour la fabrication de la bombe atomique et de sa politique régionale expansionniste, une grande partie du revenu pétrolier du pays sont destinés au soutien des mouvements réactionnaires de la région et à la fabrication des armes de destructions massives.

L’accord sur le nucléaire signé avec les pays impérialistes qui est un des traités le plus désavantageux pour l’Iran, n’a pas pu améliorer les conditions socio-économiques du pays et en plus il a même aggravé la situation. A cause de cet accord, plus de 120 milliards de dollars d’investissement iranien dans le nucléaire ont été détruit ou ont été mis hors d’usage. En d’autre terme cet accord est signé dans le seul but de garantir la survie du régime réactionnaire.

Après la signature de cet accord, les multinationaux des pays impérialistes ont envahis le marché avantageux iranien. Ils ont signé des grands contrats avec le régime iranien. Ainsi en achetant le pétrole iranien à bas prix, ils peuvent exporter leurs produits sans restriction en Iran. Par exemple, en Iran, ils peuvent produire des modèles de voiture que dans leur pays, ils ne trouvent pas d’acheteurs. La population iranienne connaît bien la fin de l’histoire. Au cours des 3 dernières années, les constructeurs de voiture des pays impérialistes ont produit des voitures en Iran. Le régime leur a payé via ses comptes de réserves en devise étrangère. Mais actuellement la population iranienne n’a pas d’argent pour acheter ces voitures fabriquées dans le pays. Et voilà une crise de plus.

Actuellement le détournement de fonds et l’abus de bien public par les dirigeants du régime ont atteint un tel niveau que les quotidiens du pays et même les sites d’internet liés aux différentes fractions du régime en parlent. A présent, les contradictions entre les différentes fractions ont atteint le sommet. A tel point qu’Ahmadinejad (ex-président de la République) et sa bande se sont réfugiés dans le mausolée de Chah Abdol Azim et Rafsandjani (ex-président de la République) a été noyé dans la piscine de Kouchak sans que sa famille puisse obtenir l’autorisation de faire une autopsie.

Le récent mouvement insurrectionnel qui depuis le mois de janvier touche tout le pays est un mouvement incontrôlable. Ce mouvement de protestation aboutira inévitablement à la chute du régime. Ainsi, soucieux de leurs intérêts économiques, les pays impérialistes essaient de trouver un mouvement d’opposition docile et fidèle à eux pour remplacer le régime de la RII. Et sans vergogne, John Bolton - conseiller pour la sécurité intérieur du président américain – déclare que le président Trump doit prendre contact avec Reza Pahlavi pour négocier sur l’avenir de l’Iran. Des manœuvres qui nous rappellent « les révolutions de velours » sous les présidences Gorges Bush et Bill Clinton en Europe de l’Est et « les printemps arabes » dans les pays arabes au cours de la présidence de Barak Obama.

Aujourd’hui, par rapport à la période dictatoriale de Chah, les ouvriers, les organisations révolutionnaires et les travailleurs du pays comme par exemple les agriculteurs d’Ispahan ou des autres régions, ont plus de l’expérience politique. Les expériences tragiques des interventions américaines et européennes en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie démontrent bien la nature de liberté et de la démocratie que l’impérialisme peut réserver pour l’Iran. Depuis un certain temps, les puissants médias américains et européens font de la propagande en faveur d’un groupe royaliste iranien qui est fidèle à l’impérialisme. Ces interventions prouvent qu’en recrutant des marionnettes comme l’irakien Ahmad Chalabi ou en soutenant des groupes criminels comme Daesh, sans hésiter, ces pays envisagent de déclencher une guerre civile en Iran. Bien qu’il y a aussi des signes de la préparation par les impérialistes d’une guerre régionale entre l’Iran et l’Arabie Saoudite.

Il est évident que le mouvement révolutionnaire et principalement les ouvriers iraniens doivent être de plus en plus attentifs afin d’éviter qu’un scénario comme lors de la chute du Chah puisse se répeter. Sans aucun doute, « l’opposition » qui sera présentée et imposée par les impérialistes au peuple iranien garantira un avenir comme celui de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Libye ou de la Syrie.

Ouvriers Combattants,

Pour sortir de l’actuelle situation catastrophique, il faut lutter pour le renversement du régime de la RII. Et cette tache difficile et importante n’est réalisable qu’avec l’union de toutes les classes et les couches laborieuses de la société. Le peuple iranien mérite un régime qui est pour l’instauration d’une vraie démocratie. Un régime qui sera contre le chômage, contre la violation des droits de l’Homme, contre la corruption et contre le pillage des richesses et des ressources naturelles du pays. Aujourd’hui en Iran, personne n’écoute les discours hypocrites et mensongères des dirigeants du régime comme : « la lutte anti-impérialiste » ou « la libération du Jérusalem en passant par Kerbela ». Actuellement ni les conseils du « guide suprême » Ali Khameney et ni les soutiens des pays impérialistes (afin d’assurer leurs intérêts et leurs investissements) ne pourront sauver le régime. Pour le renversement du régime de la RII et pour l’instauration d’un vrai régime démocratique, les forces combattantes doivent s’unir.

Vive la solidarité internationale des ouvriers

Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran

01 Mai 2018


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