A l'occasion de la commémoration du 40ème anniversaire de la révolution de février 1979

et 48ème anniversaire de l'acte héroïque à « Siâhkal »

Le 8 février 1971 c'est la date de l'attaque courageuse des guérilleros «  fadâïan-é-khalgh » contre le poste de gendarmerie de Siâhkal. Et c'est le commencement d'une lutte que va secouer de régime du Shah ; qui va mettre fin à plusieurs décennies de relâchement dans la lutte des masses après le coup-d'état de 1953 ; qui va briser le mythe de l'invincibilité du régime. C'est le commencement d'un nouveau mouvement communiste en Iran.

Par suite de ce mouvement, la ferveur révolutionnaire et la résistance contre la dictature du Shah s'étend à d'autres tendances intellectuelles, à d'autres couches et classes sociales. Une lutte acharnée

pour la liberté commence. Au fur et à mesure les masses populaires, notamment les ouvriers, rejoignent le mouvement et entament des grèves générales.

En février 1979, le soulèvement du peuple atteint à son comble.Les ouvriers, les femmes, les étudiants, les collégiens et toutes les couches laborieuses du peuple rejoignent la lutte armée contre le régime du Shah, en rêvant de l'établissement d'un régime démocratique. Le peuple réussit à mettre fin à la dictature du Shah.

Mais, tandis que les forces révolutionnaires combattent et conquièrent les casernes, les prisons, les sièges de la Sâvâk (la police secrète du Shah), les négociations sournoises entre les impérialistes amériains et l'Ayatollâh Khomeinie, en vu de préserver le système capitaliste, maintenir l'appareil d'état, et conserver des organes de la répression en Iran continuent. Or, bien que le régime du Shah soit renversé, tous les corps administratifs, militaires et sécuritaires, qui tombent aux mains des nouveaux gouvernants, restent intactes. Et le gouvernement qui, avec l'aide des américains, sera imposé au peuple iranien, se nommera « la république islamique ».

Cette république, dès sa constitution , commence à réprimer les forces révolutionnaires et les divers peuples vivant en Iran.Elle entame, avec l'aide des états européens, une guerre contre l'Iraq qui dure 8 ans. Après la guerre grâce à laquelle elle obtient des expériences dans le domaine de la répression et du lancement des missiles balistiques, commence, cette fois-ci avec l'aide de la Chine, de Corée du Nord et de la Russie, une aventure politique-idéologique dans la région et qui continue toujours.

Ce régime, pendant les premières années de son existence, réussit grâce aux fourberies, de séduire les gens. Khomeinie, au départ se présente comme représentant de Dieu sur terre, parce qu'il est « seyed » et comme tous les « seyeds » il fait partie des descendants du Prophète, Mohammad et , par conséquence, il a les privilèges divins.

L'état islamique commence, au nom de la désoccidentalisation , à combattre et à transformer les institutions culturelles et intellectuelles progressistes du pays. Et, ainsi, il prétend préparer « l'arrivée » imminente du douzième imam, « Imam Caché ».

Au terme de 40 années d'existence du régime islamique, les gens connaissent parfaitement son vrai visage. Personne ne croit plus aux « seyeds descendants du prophète », ni au jugement dernier. Ils savent, maintenant, que l'« Imamat », comme la monarchie, est héréditaire et touts les institutions religieuses, « l'assemblée des experts religieux », « les conseillers de l'intérêt de l'islam », « l'assemblée des conseillers musulmans » etc., ce sont des outils pour que tous les pouvoirs politiques, économiques et sociaux restent aux mains des mollahs, soit disant « des Foghahâ ».

La supercherie actuelle du régime est « la régionalisation de l'état islamique ». Pour devenir le pouvoir suprême de la région il dépense des milliards de dollars obtenus par la vente du pétrole. Il consacre une grande partie des biens publics au financement des organisations réactionnaires et terroristes dans le monde entier.

Il se montre comme un état voyou et criminel. Ses actes criminels quotidiens sont innombrables : massacre sauvage des révolutionnaires et militants en prison ( exécution de 10,000 prisonniers politiques en 1989) ; provocation de la guerre contre l'Iraq ( plus de 100,000 morts et blessés) ; répression des peuples kurde, baloutch, torkaman, azarie, arabe etc. ; intervention dans les guerres en Liban, en Iraq, en Syrie etc..

Les pays impérialistes, soutiens du régime islamique

Pendant 40 ans tous les pays impérialistes et toutes les organisations internationales qui réclament « les droits de l'homme » ferment les yeux à l'égard des actes violents et criminels de ce régime dictatorial-religieux. Leurs rares contestations ne dépassent pas de quelques lignes de déclaration du comité des droits de l'homme des Nations-unis ou d'Amnistie Internationale. A titre d'exemple ils ne réagissent jamais sérieusement contre des répressions d'opposants politiques en Iran et à l'étranger.

Dans ces dernières décennies l'ingérence américaines et ses alliés européens dans les affaires internes des autres pays, notamment dans les pays du moyen orient, a connu un échec sanglant. L'intervention militaire de Georges Bush en Afghanistan et son fils en Iraq n'a apporté que des destructions et des misères pour la population et l'échec pour les états-unis. Avec Barack Obama et « le printemps arabes » en Tunisie, en Libye, en Egypte et en Syrie, la situation est pire qu'avant : augmentation de la misère, réapparition de l'esclavagisme, le coup-d'état, la guerre civile et l'exode massif des populations. Avec Donald Trump l'ingérence américaine dans les autres pays prend la forme de « twitter ». Le président américain avec son twitter ordonne l'abdication de Nicolas Maduro, le président légitime du vénézuela et nomme Juan Guiaido comme président ; et comme toujours ses alliés le suivent et reconnaissent cet agent américain comme le chef d'état vénézuelien.

On ne sait pas quelle forme prendra l'intervention des états-unis en Iran. Pour le moment, ils mobilisent les grands média influents, financent les organisations et soit-disant les opposants pro-américains et cherchent à trouver quelqu'un parmi ses agents à mettre à la tête du mouvement des contestations générales en Iran. Le sort du peuple iranien ne les intéresse pas. C'est pourquoi le renversement du régime dictatorial, religieux et criminel de l'Iran doit s'effectuer par les forces révolutionnaires et le peuple iranien. Toute ingérence étrangère n'aboutit qu'à la destruction du pays, à la misère du peuple et à une guerre civile sans issue prévisible.

La situation actuelle du pays

les conditions économiques du pays s'aggravent de jour en jour et deviennent de plus en plus inquiétantes. En 2001, lorsque le régime décide de privatiser les grandes entreprises de l'état, plus de 835 usines et constructions industrielles sont concédées à « pâyégâh-é-khâtam-al-inbiâ », une société dépendante des « Pâsdârâns ». Actuellement, à cause des blocus économiques ces usines et constructions, manque de rentabilité, ferment l'une après l'autre. Parmi elles beaucoup de raffineries et usines de fabrication des machines et de production de l'aluminium partout dans le pays.

Il ne faut pas être expert pour voir que le pays est aux mains d'une grande maffiosi d'état et que tous les responsables, d'en haut jusqu'en bas, sont corrompus.

Maintenant, l'état islamique en épuisant tous les moyens de manipulation est face au mur. C'est pourquoi la fraction « réformiste » du régime, en comprenant que le glas de ce régime est sonné, est devenue défenseur de la « liberté et de l'intérêt du peuple ». Mais les gens savent maintenant que cette fraction main dans la main de son adversaire « intégriste » a participé à la répression et au massacre du peuple. Ils n'oublient pas le rôle que cette fraction a joué dans le massacre des milliers de prisonniers politiques en 1989. La lutte et la résistance du peuple continuent.

L'Europe et la solution financière pour l'Iran

Après plusieurs mois de négociations, les européens ont adopté le mécanisme d'un « canal financier spécial » nommé «  Instex ». C'est un canal par lequel l'Iran vend au prix très bas son pétrole et les produits dérivés du pétrole et achète des produits alimentaires, des produits pharmaceutiques et certains équipements médicaux. Ce mécanisme, évidemment, ne peut pas résoudre tous les problèmes économiques du pays et la crise s'aggrave.

Il y a des grèves et des manifestations partout : grèves contre les fermetures des usines et les entreprises et manifestations revendiquant les salaires non-payés et demandant de l'amélioration des conditions de travail etc..Ce mouvement de lutte et de contestation est soutenu par toutes les couches sociales.

Dans cette situation le seul moyen de se débarrasser du régime islamique est la coalition des forces révolutionnaires et militantes. C'est par cette voie qu'on peut empêcher l'ingérence impérialiste dans le changement du régime en Iran.

Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran

08 Février 2019


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