La crainte du régime de la République Islamique d’Iran : soulèvements populaires

Depuis trois semaines, sous différents prétextes, les forces de l’ordre du régime de la RII sont mobilisées dans la capitale. Les dirigeants du régime et les différents commandants des gardiens de la révolution invoquent de multiples raisons pour cette mobilisation : « empêcher les aventurismes du régime d’Israël, ou de Al-Quaïdar », ou « assurer la sécurité et contrôler les frontières du pays ». Ces sortes de prétextes ne sont pas récents. Depuis des années, en invoquant de pareils prétextes, le régime a toujours intensifié la répression et la terreur dans la société. À vrai dire, la militarisation de la capitale et les mouvements des forces de l’ordre dans les rues n’ont aucun rapport avec la politique du contrôle des frontières du pays.

Jusqu’à aujourd’hui, la propagande des médias du régime était axée sur l’attaque des pays tiers pour bombarder les installations nucléaires. Mais si ces affirmations étaient justes, la mobilisation des forces de l’ordre ne devrait pas avoir lieu dans la ville de Téhéran mais précisément aux frontières du pays, par l’armée et les gardiens de la révolution.

La mobilisation des forces de l’ordre et des milices du régime ne se limite pas seulement à la capitale. Ainsi, dans les prisons du pays, la politique de répression est de nouveau intensifiée. Cette semaine, à plusieurs reprises, les visites des prisonniers politiques dans les prisons d’Evin et de Ghohar-Dasht ont été annulées et les familles des prisonniers politiques ont été maltraitées. Les exécutions sommaires et arbitraires ont de nouveau augmenté et les opposants au régime sont accusés d’être des « espions » et ils sont fusillés.

Au cours du mois d’octobre, quand la crise économique du monde capitaliste a frappé de plein fouet les Etats-Unis d’Amérique et les pays occidentaux, les responsables du régime de la RII l’ont considérée comme la punition divine. Aujourd’hui, cette crise vient de toucher fortement le pays et le régime se trouve face à une catastrophe économique. Actuellement les dirigeants du pays craignent que dans un avenir proche, à cause des pressions économiques et du manque de produits de premières nécessités, la population descende dans les rues. D’après des informations reçues, depuis les élections présidentielles américaines, dans le métro, dans le bus, dans les magasins et dans d’autres lieux publics, la population dit : « vouloir, c’est pouvoir » et elle continue : « les Américains ont voulu et ils ont changé, pourquoi pas nous ? »

Ces propos inquiètent les dirigeants du régime. Et afin d’empêcher la radicalisation des mouvements de protestation et le soulèvement populaire, le régime militarise de plus en plus la société. Suite à cette politique, le 21 novembre 2008, au cours de son discours dans la ville de Zanjan (ville située au nord-ouest d’Iran – NDT), sans aucune retenue, le président Ahmadinejad a menacé les opposants au régime en disant : « Avec le couteau de Zanjan, nous dévorerons les opposants et nous les mutilerons » (depuis des siècles, la ville de Zanjan est réputée pour ses couteaux – NDT).

Malgré toutes ces menaces, les grèves ouvrières augmentent, les protestations populaires se radicalisent et la population déteste profondément le régime de la RII.


Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran
24 novembre 2008

A.C.P- Postfach 12 02 06-60115 Frankfurt am Main-Germany-Fax: 00-49-221-170 490 21