Vive le 1er mai, journée de la solidarité internationale des ouvriers

Vive la journée victorieuse du 1er mai 1886. Le jour où la classe ouvrière des Etats-Unis d’Amérique, avec unanimité, s’est rangée contre le système capitaliste. Afin de célébrer ce jour historique, tous les ans et dans la plupart des pays du monde, en organisant des manifestations et des réunions, la classe ouvrière montre sa volonté et sa force au monde capitaliste.

La classe ouvrière iranienne qui vit depuis plus d’un quart de siècle sous le régime dictatorial clérical de la république islamique est toujours privée de son organisation indépendante de classe. La législation adoptée par les responsables du régime pour les ouvriers et pour les milieux de travail viole d’une part les libertés et les droits des travailleurs comme le droit de grève, et d’autre part elle est complètement dans les intérêts des capitalistes. Afin de séduire l’opinion publique et dévier les revendications politico-économiques des travailleurs, de temps à autre, dans les medias du régime, « la Maison des ouvriers » fait de petites remarques sur les revendications économiques des ouvriers. Cette institution a été créée par le régime de la RII. Au cours de ces dernières années, la classe ouvrière a été régulièrement réprimée par les agents de l’Etat. « La Maison des ouvriers » est toujours du côté du régime pour applaudir les dirigeants et approuver la politique répressive de l’Etat. Depuis des années, par l’intermédiaire de cette institution et au nom de la classe ouvrière iranienne, le jour du 1er mai, le régime de la RI organise des réunions. Ce complot a pour but d’empêcher l’organisation et la célébration de tout rassemblement ouvrier et indépendant lors de ce jour historique.

Au cours de ces dernières années, suite aux pressions économiques et à la violation de leurs droits, les ouvriers iraniens se sont soulevés à plusieurs reprises contre la politique répressive, contre l’exploitation et contre les injustices policières. À chaque fois, le régime de la RI a essayé de réprimer ces mouvements avec le maximum de violence et d’intimidation. Après la fin de huit années de guerre contre l’Irak, suite à un projet démagogique, des dizaines de milliers de fidèles au régime ont enlevé leurs tenues militaires et comme des gens ordinaires, ils sont entrés dans les milieux ouvriers, dans les milieux culturels et politiques. Auparavant, certains de ces agents avaient même participé à des attaques contre les usines et les milieux ouvriers. Certains de ces agents ont même infiltré les organisations de l’opposition. Et aujourd’hui, main dans la main avec les médias du régime et les organes de propagandes de l’Etat, ces éléments tentent de présenter le mouvement croissant de la classe ouvrière comme un mouvement de faible protestation et de revendications économiques minimums. Le but principal de ces éléments est de neutraliser les revendications des ouvriers et de vider le contenu politique du mouvement de la classe ouvrière. La principale tâche des journaux comme Kar ô Karégar (travail et les travailleurs) et des dizaines de sites d’Internet non identifiés qui sont créées au nom des ouvriers et de la gauche est de dévier les mouvements ouvriers. En dehors des mouvements ouvriers et du mouvement populaire en général, les agents du régime sont aussi très actifs. La création de fausses personnalités politiques et leur infiltration au sein de l’opposition ou le lancement de slogans ou de projets absurdes comme « l’organisation de referendum sur l’avenir du régime de la RII » sont tous l’œuvre des services de renseignements de la RI.

Aujourd’hui, à cause des inégalités socio-économiques, la classe ouvrière et tous les travailleurs iraniens se trouvent dans une situation difficile. Depuis l’arrivée au pouvoir du clergé en Iran, certains capitalistes proche du régime se sont enrichis de façon inimaginable. Malgré leurs efforts pour cacher la réalité de leur vie quotidienne, les dirigeants du régime et leurs proches sont complètement noyés dans des vies de luxe. Bien que chaque jour le niveau de la pauvreté et de la misère générale s’accroissent. Par exemple, dans certains milieux ouvriers, les salaires ne sont même pas payés après deux mois de travail. Aujourd’hui, il y a des compagnies où il y a un retard de six mois dans les paiements de salaires. Au cours de l’année dernière, suite aux protestations et des grèves des ouvriers, dans certains centres, au lieu de régler les salaires en retard, les responsables ont proposé en contrepartie des moutons ou des briques.

Ces conditions épouvantables ont suscité des grèves spontanées et l’évolution des idées révolutionnaires. L’ensemble de ces réalités démontrent que l’actuel mécanisme politico-économique en place en Iran ne peut plus répondre aux besoins et aux exigences de la société. Ainsi ce système doit être renversé. La vieille relation économique en place dans le pays qui est basé sur la vente du pétrole et l’achat de la marchandise ne fonctionne plus et elle est arrivée au bout de souffle. Le système qui pendant les 27 dernières années était basé sur le pouvoir d’une couche commerçante et riche est aujourd’hui de plus en plus détesté par la population. La population subit le lourd poids de la dictature et de la domination économique des éléments réactionnaires, à tel point qu’on dirait que l’Iran appartient à quelques criminels et malfaiteurs religieux.

Dans ces circonstances, les crises périodiques du système capitaliste mondial exacerbent inévitablement les contradictions existantes entre l’impérialisme américain et les impérialistes européens. Ainsi afin d’écarter son concurrent américain et conserver le marché avantageux de l’Iran, la communauté européenne cède pas à pas aux chantages et aux exigences du régime de la RII. Actuellement l’impérialisme américain se trouve dans une position d’impuissance dans le bourbier irakien. Ainsi il n’a pas les moyens nécessaires pour envahir les pays voisins de l’Irak. Aujourd’hui, la politique de tolérance des pays européens à l’égard du régime de la RI est approuvée par les Américains. Cette tolérance ne se limite pas seulement à l’exportation de technologies de pointe vers l’Iran ou au consentement aux progrès atomiques iraniens, mais s’étend aussi aux compromis secrets sur l’opposition et ses activités.

Ouvriers Combattants

Chaque jour qui passe, la nature criminelle du régime de la RI devient encore plus évidente pour la population. Nous avons plusieurs fois expliqué que les querelles «violentes » entre la fraction « réformiste » et la fraction commerciale est et sera toujours sur le partage du gâteau et aussi sur le pouvoir politique. La plupart des dirigeants de chaque fraction sont des tortionnaires des années 80. Tous ces éléments, avec des grades de commandants, de général de brigade etc., ont participé au massacre des révolutionnaires. L’action de ce régime et toutes ses fractions est dans l’intérêt de la bourgeoisie et des dirigeants au pouvoir. La question iranienne et les problèmes de la population ne peuvent pas se résoudre en dehors des frontières iraniennes. La lutte pour le renversement du régime de la RII et pour l’instauration d’un système révolutionnaire et démocratique doit se concentrer dans le pays.

Vive la solidarité internationale des ouvriers !

Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran
01 Mai 2005

Organisation of Iranian People's Fedaii Guerillas

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