Vive le 1er mai, journée internationale des ouvriers


Aujourd’hui, nous célébrons le 1er mai 1866. Le jour où par leur soulèvement historique, les ouvriers de Chicago aux Etats-Unis ont pu imposer leur revendication de 8H de travail par jour au système capitaliste. Depuis, tous les ans, les ouvriers dans le monde entier en organisant des manifestations et des rassemblements célèbrent ce jour historique.

En Iran, aujourd’hui, les ouvriers célèbrent ce jour important dans des conditions où avec toutes sortes d’hypocrisies, et afin d’empêcher tous rassemblements indépendants d’ouvriers, le régime de la République islamique d’Iran (RII) tente d’organiser un rassemblement symbolique. Certes la classe ouvrière iranienne célèbre le jour du 1er mai, en compagnie des ouvriers du monde entier en signe de solidarité internationale, mais il ne faut pas oublier que la protestation contre la dictature et la répression liée au régime dictatorial religieux est la raison principale de la présence massive des ouvriers dans les manifestations.

Depuis l’arrivée au pouvoir du régime de la RI en Iran, la situation politico-économique des ouvriers et des couches laborieuses de la société se détériore sans arrêt. Toutes les promesses des dirigeants du régime ne sont que des mensonges et aujourd’hui les ouvriers iraniens vivent dans des conditions épouvantables. En Iran, depuis des années, le non-paiement à la fin du mois des salaires des ouvriers par les patrons est devenu une affaire courante et habituelle. Et les ouvriers sont empêchés de protester ou de faire grèves. Mais malgré la répression et la violence accrues, les protestations ouvrières suivent une courbe montante et les dirigeants du régime n’arrivent pas ignorer les soulèvements ouvriers croissants dans le pays.

Toutes les lois prises au nom du « code de travail » par le régime de la RII sont à l’encontre des intérêts des ouvriers. La législation islamique du travail n’est que l’officialisation de l’accentuation de l’exploitation des ouvriers et leur privation de tous leurs droits. Après 29 ans au pouvoir, encore aujourd’hui, les grands titres de la propagande et les thèmes des campagnes électorales des candidats de ce régime sont basés encore sur l’amélioration de la situation « du commerce et du bazar » et le régime ignore toujours le rôle efficace et déterminant de la classe ouvrière d’Iran dans des domaines sociaux économiques.

Il est évident que la ligne de conduite économique du régime de la RII est fondée sur la pensée de son guide suprême Rouhollah Khomeiny. Ces pensées sont pour soutenir la couche « commerciale » de la bourgeoisie. Dans les domaines socio-politiques aussi, le régime suit une politique réactionnaire et rétrograde et il propage ouvertement les pensées moyenâgeuses. Ce régime n’a pas le soutien de la population. Pour cette raison, en adoptant des politiques aventuristes sur la scène internationale, les dirigeants du régime essayent d’augmenter la durée de leur survie. Les responsables de ce régime savent bien que la survie du système est liée à la poursuite de la politique de répression et de démagogie dans le pays et la poursuite de la politique aventuriste sur la scène internationale. Une politique qui a abouti à huit ans de guerre sans résultat avec l’Irak. Et sous prétexte de cette guerre, il a exécuté n’importe quel opposant, révolutionnaire et combattant. Aujourd’hui, une forte majorité de la population iranienne déteste ce régime clérical et quand les conditions subjectives et objectives seront prêtes, des millions d’iraniens de toutes les couches de la société se soulèveront contre la RI.

La division entre les dirigeants du régime et principalement sur la question nucléaire s’approfondit de plus en plus. À tel point que même au sein des « fondamentalistes », la lutte interne fait rage. Aujourd’hui, Hashemi Rafsanjani président du conseil de discernement qui est parmi les fondateurs de ce régime et un des proches de Khomeiny, il s’oppose ouvertement au gouvernement d’Ahmadi Nejad. Mahdavi Kani, le fondateur d’Establishment du clergé combattant et un des responsables du régime, par crainte des soulèvements et des protestations populaires critique la politique de l’actuel gouvernement. Hadad Adel, président du Parlement iranien s’oppose ouvertement au gouvernement d’Ahmadi Nejad et s’inquiéte du pouvoir illimité des gardiens de la révolution et de l’intervention de cet organe dans les affaires du Parlement et d’autres institutions de régime. Ahmadi Nejad est l’homme des gardiens de la révolution au sein du régime. Furieux des déclarations d’Hadad Adel, dans une lettre ouverte au président du Parlement, Ahmadi Nejad menace de la poursuivre. Dans le 2ème paragraphe de sa lettre du 22 avril à l’attention d’Hadad Adel, il écrit : « qui porte la responsabilité de la fausse accusation et de l’agression envers le président de la république ? Comment faut-il aborder votre faute et comment faut-il réparer les dégâts causés ? » Tous les faits prouvent que les responsables du régime n’arrivent pas comme les années précédentes à suivre une politique commune. Ainsi, dans l’avenir, avec l’approfondissement des contradictions internes au sein du régime, la concentration du pouvoir et l’unité au sein du régime seront diminuées.

Ouvriers combattants

Les campagnes d’agitations que de temps à autres les pays occidentaux lancent sous prétexte des ambitions nucléaires du régime de la RII ne visent rien d’autre qu’obtenir plus d’avantages économiques. Les pays occidentaux et principalement les Etats-Unis sont complètement au courant des activités nucléaires du régime de la RI. Afin d’obtenir des avantages, en menant la politique du menace permanente, ils négocient avec la RI. Sans aucun doute, le résultat des négociations de l’occident avec l’Iran n’apportera aucun remède à l’amélioration de la situation politique, économique et sociale de la population iranienne. Les peuples d’Iran et surtout la classe ouvrière n’ont qu’une seule voie à suivre : l’unité et la solidarité pour le renversement du régime de la RII et pour l’instauration d’une république démocratique et révolutionnaire.

Vive la solidarité internationale des ouvriers

Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran
01 Mai 2008

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