La position de l’Occident face à un régime qui viole les traités internationaux

Lundi 24 avril 2009, lors d’une conférence sur le racjavascript:self.print()r l’ONU et en présence de son secrétaire général et des représentants de plusieurs pays, Ahmadi Nejad, le président d’un des Etats les plus despotiques du siècle, a pris la parole devant le monde entier. Lors de son discours, il a violé toutes les conventions et les résolutions internationales. Ce n’est pas la première fois que le président iranien commet des violations pareilles. Dans le passé, lui et d’autres dirigeants de ce pays ont à plusieurs reprises considéré les résolutions de l’ONU ou d’autres organes internationaux comme des « documents sans importance ».

S’il y a 30 ans, une déclaration de ce genre se limitait seulement à l’Iran et l’Occident la condamnait seulement en apparence, aujourd’hui, le monde capitaliste à cause de ses besoins économiques et en violation de tous les principes sociaux du monde civilisé, des charlatans comme Ahmadi Nejad peuvent prononcer leur discours de la tribune de l’ONU, et l’Etat suisse les accueille avec tous les honneurs.

Avant cette conférence, connaissant la position anti-démocratique et anti-humaine du régime de la RII, la plupart des pays occidentaux avaient fixé les conditions de leur présence lors du discours du président iranien uniquement par rapport à la question israélienne, comme si le massacre des centaines de milliers de révolutionnaires et de progressistes iraniens, la répression des peuples opprimés de notre pays n’ait aucune importance pour l’Occident ;

Sans aucun doute, personne ne peut ignorer les événements de la 2ème guerre mondiale et l’existence de l’Holocauste. Les représentants des pays occidentaux ont donc quitté la salle de la conférence lors du discours du président iranien. Cette réaction est une attitude juste et logique. Mais il ne faut pas oublier que la défense de la population israélienne ne peut pas autoriser l’Occident à violer les Droits fondamentaux de plus de 70 millions d’Iraniens. Supposons qu’Ahmadi Nejad n’aurait pas répété ses propos habituels à Genève : dans ce cas, comme lors de son discours à l’occasion de la Journée de l’armée, il est évident que les Occidentaux l’auraient considéré comme un geste d’ouverture et plein d’espoir. Et ainsi les représentants des pays occidentaux auraient fermé les yeux sur la dictature et la répression des différents peuples iraniens, et ils n’auraient montré aucune réaction à propos du discours ou la présence du président iranien à Genève.

Bien qu’il n’y ait aucune différence dans la nature du discours d’Ahmadi Nejad à l’occasion de la Journée de l’armée avec ses précédents discours, les Occidentaux cherchent un prétexte pour justifier leur politique de rapprochement et celle de pourparlers du président Obama. Est-ce que des propos positifs ou négatifs à propos d’Israël peuvent changer la nature dictatoriale et répressive du régime de la RII ? Est-ce qu’il est logique qu’un régime dictatorial commette toutes sortes de crimes à l’égard de sa population (en 48h, il exécute plus de dix milles prisonniers politiques, il commet donc des crimes de plus grande ampleur que l’Holocauste) mais que comme sa politique est en parfaite ligne avec les intérêts de l’Occident, il reçoive l’approbation de la communauté internationale ? Malheureusement, aujourd’hui, c’est cette politique qui est choisie par l’Occident face au régime dictatorial de la RII.

La politique des Etats européens et principalement la France face au régime de la RII

En Europe, malgré les campagnes médiatiques à propos de la politique extérieure et monétaire commune, encore aujourd’hui face aux problèmes économiques et politiques, chaque pays choisit son propre chemin. Face à la crise économique du monde capitaliste, chacun des grands pays de cette communauté, de pays comme l’Allemagne, la France, l’Italie, les Royaume-Uni et les Pays-Bas ont choisi leur propre politique. En ce qui concerne le régime de la RII, les politiques suivies sont liées à l’intérêt économique de chaque Etat. Par exemple, à cause de la présence d’Ahmadi Nejad, les Pays-Bas, l’Italie et l’Allemagne n’ont pas participé à la conférence de Durban II, par contre la France comme dans le passé a pris une position très opportuniste. Une politique qui a transformé ce pays en principale base des terroristes du régime de la RII. La France a déclaré qu’elle serait présente lors du discours du président iranien à condition qu’il ne dise pas grande chose sur Israël. Certainement, s’il n’y avait pas eu la pression israélienne, la France n’aurait même pas fixé cette condition. Malgré les changements récents dans l’appareil d’Etat et l’arrivée au pouvoir de M. Sarkozy, il est évident que la politique finale à l’égard du régime iranien est adoptée non pas au palais de l’Elysée mais au siége des compagnies multinationales françaises comme Total, Peugeot, Renault, etc.

Le représentant français a quitté la salle de conférence lors du discours du président iranien. A propos de cette attitude, Bernard Kouchner – ministre français des affaires étrangères – a expliqué : « J’espère que cette action de protestation suscite un sentiment de responsabilité à l’échelle mondiale. Car les différentes nations ne se sont pas réunies ici pour écouter des propos de vengeance et des sottises. Le soutien aux Droits de l’Homme et la lutte contre toutes sortes de racisme et de discrimination est très importante ».

Soit. Peut-être que les propos de M. Bernard Kouchner sont séduisants pour les Français, mais il aurait été tout à fait souhaitable que pour une fois, par respect des Droits de l’Homme et contre la politique dictatoriale du régime de la RII, le ministre français ordonne à ses représentants d’ajourner les réunions bilatérales et le déjeuner mensuel avec l’ambassadeur et d’autres diplomates terroristes du régime iranien. M. Kouchner prétend que « le soutien aux Droits de l’Homme et la lutte contre toute sorte de racisme et de discrimination sont très importants ». Certainement. Mais il faut lui demander pourquoi face aux intérêts économiques, la question des Droits de l’Homme est écartée et la question du racisme et de la discrimination est limitée seulement à l’Holocauste ? Pourquoi la torture et l’exécution des dizaines de milliers de révolutionnaires et combattants dans les prisons iraniennes et des centaines de milliers d’Iraniens massacrés ne préoccupent pas Monsieur le Ministre ? Cela ne fait-il pas également partie des Droits de l’Homme ?

À chaque fois que les pays occidentaux, et principalement la France sont obligés de parler de la dictature en Iran, aussitôt, par l’intermédiaire de leur ambassadeur ou par d’autres canaux, ils envoient des messages aux dirigeants iraniens afin qu’ils ne les prennent pas très au sérieux, car ces paroles sont destinées à la « consommation intérieure ». Comme, le jour où, après la conférence de Genève, dans une interview avec la chaîne de télévision France V, le ministre français des affaires étrangères, M. Bernard Kouchner a annoncé : « Le voyage de Motaki, que je rencontre régulièrement et donc l’arrivée était prévue cette semaine à Paris, a été un peu retardé. Je pense que l’ajournement de ce voyage est logique. Mais nous n’allons pas rompre notre relation et nous n’allons pas mettre un terme au processus de négociation. Nous ne sommes pas contre les Iraniens. Dans cette région, nous sommes pour la paix et, même si Ahmadi Nejad est réélu, nous ne fermerons pas la porte de négociation ».

On constate qu’après un pas en avant à Genève, en 24h, le gouvernement français fait quelques pas en arrière. Certainement, s’il n’y avait pas la concurrence et les luttes entre les partis politiques en France, le voyage de Motaki n’aurait pas été retardé et M. Kouchner n’aurait pas été obligé d’envoyer un message à Ahmadi Nejad en précisant que s’il est réélu, il pourrait toujours compter sur la France.

La Suisse est « neutre », tant qu’il n’est pas question du pétrole et du gaz !

En souhaitant à Genève la bienvenue à Ahmadi Nejad, le président suisse Hans Rodolphe Merez a déclaré : « Votre présence est une occasion importante pour discuter des moyens de développement des relations bilatérales et aussi des collaborations régionales et internationales ». Suite à ces déclarations, le gouvernement suisse a rendu public un communiqué. La ligne générale de ce communiqué est centrée sur les collaborations bilatérales et principalement la collaboration économique dans le domaine de l’énergie. Sans vouloir préciser le détail des demandes du président suisse à Ahmadi Nejad à propos de l’achat de gaz et de pétrole à bon marché, le gouvernement de ce pays a considéré comme important le voyage d’Ahmadi Nejad.

Il paraît que les besoins économiques de la Suisse influencent sa politique de « neutralité ». Depuis longtemps, à cause de la concurrence économique et de leur intérêt porté au au marché avantageux iranien, les grands pays industriels et les possédants des grands capitaux créent une nouvelle définition des Droits de l’Homme et du racisme. Et ils considèrent qu’ils ont le droit d’interpréter les conventions et les traités internationales dans le sens de leurs intérêts.

Comme au cours de l’année précédente, les banques suisses et principalement UBS (la plus importante banque du pays) ont perdu des milliards de $, aujourd’hui les décideurs de ce pays font tout leur possible pour réparer une partie de ces grandes pertes. Et comme dans l’actuelle situation de crise, la réparation des milliards de $ de pertes n’est pas très évidente et facile, ainsi la Suisse abandonne sa politique de « neutralité » au profit de son rapprochement du régime dictatorial religieux de la RII. Sinon, pourquoi, pour une conférence dont l’organisateur était l’ONU et la Suisse n’était pas le pays hôte, le président suisse accueille-t-il officiellement Ahmadi Nejad ? Il faut préciser que, diplomatiquement cela n’était pas nécessaire.

Afin de justifier son comportement, le président suisse a expliqué que son pays était le garant des intérêts des Etats-Unis d’Amérique en Iran. Dans ce cas, pourquoi, alors que l’Amérique boycottait cette conférence, le président suisse « profite de l’occasion » pour faire des affaires avec Ahmadi Nejad et lui demande-t-il du pétrole et du gaz à bon marché ?

À cause de leurs besoins économiques et de leurs compromis avec le régime dictatorial religieux, le président suisse souhaite la bienvenue à un individu que la population iranienne appelle « tireur du coup de grâce » et la communauté internationale nomme « le petit Hitler ». Le comportement de l’Etat suisse est une violation flagrante des Droits du peuple Iranien, un peuple qui vit depuis des années sous la dictature d’un système dictatorial religieux.

Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran

24.04. 2009

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