Vive le vingt-neuvième anniversaire de l’insurrection de Février 1979 et le trente-septième anniversaire de l’épopée de Siahkal – jour de la fondation de l’Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran


Il y a trente-sept ans, les Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran ont commencé une lutte antagoniste contre le régime dictatorial de la dynastie Pahlavis. Le O8.O2.1971, l’attaque héroïque des Fedayins du Peuple contre le poste de garde de la gendarmerie de la commune de Siahkal a conduit à l’intensification progressive des luttes des ouvriers et des couches laborieuses du pays contre le pouvoir dictatorial. Depuis cette attaque, l’ordre sur « l’île de la paix » du Chah et ses protecteurs impérialistes a pris un sérieux coup. De février 1971 à février 1979 quand grâce à l’insurrection générale du peuple iranien, le système monarchiste – vieux de 2500 ans – a chuté. Les forces révolutionnaires et combattantes ont subi la torture, l’emprisonnement, l’exécution et d’autres systèmes de répression violente. Durant cette période, les prisons des grandes villes du pays étaient remplies des révolutionnaires et des combattants pour la liberté. Si bien qu’enfin, la politique répressive et despotique du système a échoué et, les derniers jours avant la chute du régime impérial, le Chah a annoncé publiquement qu’il « a entendu la voix de la révolution ».

Le 11 février 1979, avec un courage héroïque et une émotion inimaginable, des millions iraniens ont pris les armes et ils ont renversé le pouvoir impérial. Le régime du Chah a chuté et le système s’est désagrégé, mais en peu de temps, un régime plus répressif et plus réactionnaire – du nom de la république islamique d’Iran – a pris le pouvoir. Le nouveau régime est contre la science et depuis la prise du pouvoir, au nom de l’islam, il tente imposer des superstitions moyenâgeuses à la population iranienne.

Depuis son arrivée au pouvoir, les conditions de vie de la population ont empiré. Aujourd’hui, le niveau de la science et de la culture générale par rapport à la période des Pahlavis a fortement chuté. À l’époque, indépendamment de la volonté du pouvoir et de l’autorité répressive de la police politique (SAVAK), le niveau de l’enseignement et de la pédagogie générale s’élevait progressivement. Dans le système actuel, c’est l’inverse. Si à l’époque du Chah, les écoles religieuses se sont transformées au fur et à mesure en lycées et universités, aujourd’hui, dans le pays, les centres religieux abondent. Au nom de « l’invasion culturelle occidentale », le système réactionnaire au pouvoir dénigre toute pensée nouvelle, toute initiative culturelle progressiste et, afin de pouvoir travailler et gagner leur vie, les hommes de lettre et de science sont obligés de passer des tests et des examens religieux. Si, pendant la période des Pahlavis, l’art, le théâtre et le cinéma avaient une place spécifique dans la société, et il y avait beaucoup d’artistes qui présentaient l’art populaire ; aujourd’hui, le régime de la RI et son ministère de l’orientation islamique rassemblent quelques acteurs et chanteurs des tragédies religieuses comme artistes. Aujourd’hui, le budget des écoles religieuses est supérieur aux universités et, suite aux décrets religieux de tel ou tels ayatollahs, de nouvelles écoles religieuses s’ouvrent.

Les droits des femmes, qui dans les sociétés démocratiques sont respectés et sont égaux à ceux des hommes, sous le régime de la RII sont limités officiellement et d’après des lois religieuses à la moitié de ceux des hommes. Si pendant la période des Pahlavis, progressivement, les jeunes filles ont quitté les écoles religieuses pour entrer dans les écoles publiques, aujourd’hui par des décrets religieux, elles sont encouragées au concubinage dès l’age de 9 ans. La propagation de ces croyances sous le régime de la RII est une des causes fondamentales de la généralisation de la prostitution dans la société iranienne. Une tragédie douloureuse et regrettable avec laquelle aujourd’hui plusieurs femmes et jeunes filles doivent vivre.

Bien que le système économique est à l’origine du problème du chômage, le régime de la RII ne voit pas ce problème dans le cadre de la science économique. Pour ce régime, le problème du chômage, de la pauvreté et des milliers d’autres malheurs sociaux sont liés à la volonté divine. Et, afin d’abrutir de plus en plus les couches non-éduquées de la population, du matin au soir, les médias font de la propagande sur les principes islamiques.

Aujourd’hui, en Iran, les conditions du travail des ouvriers sont épouvantables et inhumaines. Bien que le régime de la RII refuse d’utiliser le mot « esclave » pour les ouvriers, en pratique, les relations de travail n’ont rien de différent avec l’esclavagisme. Les ouvriers iraniens n’ont pas le droit de créer leurs syndicats ou d’autres formations propres à eux. Ils n’ont pas le droit au rassemblement sauf pour la prière ou pour célébrer les cérémonies organisées par le régime. Si pour revendiquer les salaires en retards d’au moins 14 mois, les ouvriers iraniens faisaient la grève contre leurs employeurs, ils seraient arrêtés, emprisonnés et torturés.

Les différents peuples d’Iran (les Kurdes, les Balouchtes, les Turcs azéris, les Turkmènes, les Arabes et autres) sont privés de liberté et de leurs droits à l’autonomie. Quoiqu’au cours des 8 premiers mois de l’année iranienne, le revenu pétrolier du régime ait dépassé le seuil de 48 milliards de dollars US, toutes les couches laborieuses de la société vivent dans la pauvreté absolue. Comment sont dépensés ces sommes importantes ?

Malgré toutes les sornettes du régime à propos de la question nucléaire et ses succès internationaux, l’actuelle situation du régime est de plus en plus comparable à celle du précédent régime irakien pendant l’embargo et deux ans avant l’invasion militaire américaine. Dans l’actuelle conjoncture mondiale, tous les pays participent sérieusement dans une course aux armements. Les invasions de l’OTAN en Afghanistan et les interventions directes et indirectes des pays occidentaux dans différentes régions du monde montrent l’existence d’une concurrence économique et militaire entre les grandes puissances. Le soutien apporté par la Chine et la Russie au régime de la RII au sein du Conseil de sécurité de l’ONU est seulement pour des raisons économiques et pour contre-balancer l’hégémonie militaire américaine dans la région. En d’autres termes, si les trois pays (les Etats-Unis, la Chine et la Russie) arrivent à un accord sur la question iranienne, dans ce cas la position des Chinois et des Russes à l’égard du régime iranien changera comme dans le cas de l’ex-régime irakien à l’époque de Saddam Hussein. La propagande du régime à propos de ses succès diplomatiques, de ses efforts pour créer des divisions au sein des Européens ou ses tentatives pour faire peur aux Américaines sont seulement crues par les couches non-éduquées de la société, sinon personne ne croit à ces sottises.

L’échec des conférences et des sessions du Conseil de sécurité de l’ONU à propos de l’embargo total contre l’Iran est dû aux différends entre l’Europe et les Etats-Unis sur le marché avantageux iranien. En ignorant les réalités actuelles, le régime iranien essaye de faire croire qu’il est devenu « une nouvelle super-puissance » dans la région et qu’aujourd’hui personne ne peut lui faire face !! Sans aucune honte, les dirigeants du régime achètent annuellement plus de 7 milliards de dollars d’équipement militaires à la Russie et des dizaines de milliards à la Chine et à d’autres pays, et ils les présentent démagogiquement comme les produits fabriqués en Iran. La démagogie des décideurs de la RI n’a pas de limite, à tel point qu’après 29 ans d’achat d’équipements militaires de la Chine et de la Russie, au cours du lancement d’une fusée, le président Ahmadinajad a prétendu que « grâce à l’aide divine….aujourd’hui, l’industrie aérospatiale de la RI est capable de la fabriquer entièrement dans le pays » !!

Compatriotes combattants,

À cause de la division au sein des forces d’oppositions, le régime de la RII reste toujours au pouvoir. Sans aucun doute, tant que les forces révolutionnaires et combattantes n’arriveront pas à se mettre d’accord sur un programme d’action pour le renversement du régime, la situation actuelle perdurera. Actuellement, les grèves ouvrières et les soulèvements populaires s’accroissent. Cette situation nécessite de plus en plus une action commune contre le régime islamique au pouvoir. L’histoire prouve qu’en l’absence d’une alternative active et avec le manque d’union et de solidarité entre les forces révolutionnaires et combattantes, les régimes dictatoriaux et despotiques comme le régime de la RII peuvent rester au pouvoir.


À bas le régime de la république islamique d’Iran
Vive la république démocratique populaire
Vive la mémoire des camarades combattants de l’insurrection du février 1979 et de Siahkal
Vive le socialisme


Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran
08 février 2008

A.C.P- Postfach 12 02 06-60115 Frankfurt am Main-Germany-Fax: 00-49-221-170 490 21