Vive le vingt-septième anniversaire de l’insurrection du février 1979 et de la trente-cinquième anniversaire de l’épopée de Siahkal en Février 1971 (jour de la fondation de l’Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran)


Compatriotes Combattants,


Il y a 35 ans, les Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran, en attaquant le poste de gendarmerie de Siahkal (commune située dans la région forestière du nord d’Iran – ndt) ont ouvert une nouvelle page dans la lutte révolutionnaire du peuple iranien. Suite à cette attaque héroïque, les différentes couches sociales sont entrées dans la lutte antagoniste contre le régime dictatorial du Chah. L’évolution de la morale et de la pensée révolutionnaire ont rendu inévitable le déclenchement des grèves spontanées. Enfin les conditions de vie et de travail insupportable des ouvriers et des masses laborieuses les ont conduits vers la lutte.

Le 11 février 1979, jour de l’insurrection héroïque, fut le point culminant de la lutte révolutionnaire pour les Iraniens. Ce jour-là, les Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran en tant qu’avant-garde de la population en lutte ont conquis les centres du pouvoir répressif du régime dictatorial du Chah et le régime impérial iranien vieux de 2500 ans a été renversé. Bien que le régime de Chah ait chuté, le manque d’expérience suffisant au sein des forces révolutionnaires et combattantes, ainsi que l’entente entre l’impérialisme et la réaction ont fait dévier la révolution à mi-chemin.

Le régime qui a pris le pouvoir suite à l’insurrection de février 1979 en Iran, avait obtenu d’avance la confiance de l’impérialisme américain. En réalité, des mois avant le renversement du régime dictatorial de Chah, des compromis nécessaires au transfert du pouvoir impérial à la république islamique étaient conclus entre l’impérialisme et la bande de Khomeiny. Ainsi le régime qui a pris la place du système monarchiste n’avait aucune différence avec le régime précèdent sauf en apparence. Personne ne peut prétendre que sous la souveraineté du régime de la RI, il y a une différence dans le système capitaliste, dans la sauvegarde de l’appareil bureaucratique et de la répression étatique, ou dans l’exploitation des ouvriers avec le régime du Chah. Depuis son arrivée au pouvoir, toute la politique de ce régime était orientée dans le sens de sa survie et de la tromperie de la population. Aujourd’hui, toute personne consciente sait que la guerre n’est ni « une volonté divine », ni « la prospérité économique ». Personne ne peut considérer la privation et la pauvreté comme un moyen pour favoriser « le rapprochement au Prophète » et « aux Saints ». De telles bêtises peuvent seulement être annoncées par la RI et les dirigeants d’un régime qui se présentaient d’avance comme le représentant de Dieu sur la Terre.

Dès sa prise du pouvoir, le régime de la RII a tourné le dos aux couches et aux classes sociales qui avaient joué un rôle déterminant dans le renversement du régime monarchiste. Ainsi, il a pris ses distances avec les ouvriers et les masses laborieuses qui avaient joué un rôle important dans la chute du régime dictatorial du Chah. Et elle s’est rapprochée de la population rurale qui n’avait aucun rôle dans l’insurrection et dans le renversement du régime monarchiste. Après l’insurrection, à plusieurs reprises, Khomeiny a invité et a encouragé les paysans et les villageois qui ne possédaient pas un grand niveau de conscience politique à émigrer vers les villes. Il est évident que Khomeiny et son régime avaient besoin de renforcer les bases réactionnaires du régime avec les populations rurales et aussi de les utiliser dans la répression des forces révolutionnaires. Mais comme les gardiens de la révolution originaires des milieux ruraux n’ont pas pu satisfaire les exigences du régime dans sa politique répressive, suite à l’ordre de Khomeiny, les éléments fondamentalistes étrangers ont été priés de venir à l’aide du régime de la RII. Ainsi, les moudjahidines afghans, les membres du Hezbollah libanais, les éléments de l’assemblée islamique suprême de l’Irak, les agents de l’armée de Badr de l’Irak et même des étudiants en Islam de la provenance du Pakistan, du Kuweit, de la Turquie et d’autres pays ont pris des postes clés dans les prisons et des services des renseignements iraniens.

Il y a 27 ans, à la recherche d’une vie meilleure, afin d’écraser les forces répressives et pour l’instauration d’un système démocratique, les peuples d’Iran se sont soulevés contre le système dictatorial de Chah. Dans ce soulèvement héroïque, les ouvriers et les masses laborieuses iraniennes ont soutenu les forces révolutionnaires qui luttaient pour la liberté, pour la démocratie et pour l’élimination de l’exploitation. Les ouvriers sont restés fidèles à leurs slogans jusqu’à la fin et ils ont prouvé qu’ils étaient pour un état démocratique. Par contre, depuis 27 ans, malgré les luttes et les sacrifices énormes de la population et de leurs représentants, le régime actuel dirige la société iranienne vers la faillite et l’anéantissement.

Aujourd’hui, afin de défendre leurs intérêts vitaux, les ouvriers de la compagnie des transports urbains de la ville de Téhéran et de la grande banlieue mènent une lutte active contre le régime et ils sont en grève. La plupart des organisations d’opposition au régime, ainsi que la plupart des formations ouvrières et d’autres ont déclaré leur solidarité avec les revendications des ouvriers grévistes. Malgré de nombreux mouvements de protestation internationaux et intérieurs à propos de la situation des ouvriers de la compagnie des transports urbains de Téhéran, le régime augmente de jour en jour la répression et la pression sur les ouvriers grévistes. Actuellement des centaines d’ouvriers de la compagnie de transport se trouvent dans les prisons et depuis deux mois, quelques dirigeants de l’organisation syndicale des ouvriers de la compagnie de transport sont arrêtés par les agents du régime de la RII.

Une brève comparaison entre le système gouvernemental du régime de la RII et la dictature du Chah en 1971 prouve qu’il y a 35 ans, les causes objectives et subjectives qui étaient à l’origine de l’épopée de Siahkal, sont de nouveaux présentes dans la société. La propagande hostile des medias du régime et le rôle actifs des renégats et des traîtres comme l’Organisation des Fedayins (majorité) pour dévaloriser l’activité des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran dans le passé prouvent que la pratique et la théorie des fedayins a toujours des bases solides dans la société. Aujourd’hui, 35 ans après Siahkal, la nouvelle génération peut bien juger la justesse de l’expérience de la lutte armée. À présent, la nouvelle génération peut facilement comprendre la nécessité de la théorie de la lutte armée et sa mise en l’œuvre dans les années 70. La théorie de la lutte armée dans les années 70 n’était pas une imitation de tel ou tel mouvement de guérilla dans le monde mais une nécessité et une conséquence des conditions économiques et la dictature en place.

À l’époque, la classe ouvrière et toutes les masses laborieuses étaient sous le régime de la terreur et de la répression de la dictature de Chah. Aujourd’hui, sous le régime de la RII, c’est pareil. Le régime de Chah intensifiait quotidiennement le niveau de la répression et du despotisme à l’encontre des forces révolutionnaires. Aujourd’hui, sous le régime de la RII, c’est exactement pareil. Le régime actuel divise même ses opposants : opposants familiers et opposants non familiers. Dans les prisons, les opposants familiers bénéficient du droit de visite, du droit de partir en congés, du droit de disposer d’un téléphone portable et même du droit de quitter la prison pour partir en vacances et en voyage. Par contre, pour les opposants prisonniers non familiers, aucune nouvelle ne circule sauf quand le régime décide de communiquer l’adresse de la fosse commune où il est enterré. Si à la fin de son pouvoir, le régime de Chah prétendait lutter contre les spéculateurs, les dirigeants du régime de la RI sont tous des spéculateurs, des commerçants et de grands pilleurs du pays. Ainsi, la situation actuelle nécessite inévitablement de recourir à la théorie de la lutte organisée, antagoniste avec des combats sanglants et longs.

L’actuelle campagne mondiale à propos des activités nucléaires iraniennes a ses racines dans la question économique et la profonde crise du système capitaliste. Le déficit de mille milliards du budget américain suscite la politique guerrière et militariste de ce régime. Ces dernières années, le monde entier a constaté qu’en violation de toutes les législations internationales et pour ses intérêts politiques et économiques, le régime américain bombarde et agresse le pays qu’il veut. De Panama à la Yougoslavie et de l’Afghanistan à l’Irak, tout le monde constate le rôle gendarme de l’Amérique. L’agression américaine en Irak pour accaparer les ressources pétrolières de ce pays se trouve face à une résistance héroïque de la population. C’est ainsi que le but économique américain dans cette guerre n’est pas atteint. De plus, depuis longtemps, le conflit Europe-Etats-Unis sur le marché avantageux iranien a évolué. Ces dernières années, malgré l’exigence américaine de ne pas conclure des contrats dépassant 40 millions de $ avec le régime de la RII, la compagnie française Total a conclu un contrat pétrolier de 5 milliards de $. D’autres compagnies européennes comme Siemens, Mercedes-Benz et beaucoup d’autres compagnies italiennes, britanniques, autrichiennes, suisses concluent des contrats annuels pour 26 milliards de $ avec l’Iran. Sans aucun doute, l’Amérique n’est pas d’accord avec ces montants élevés d’échanges commerciaux entre l’Iran et l’Europe. Et comme le régime de la RII considère les pays européens et les pays comme la Chine et le Japon moins dangereux, que ceux-ci sont moins à la recherche de complots ou de sabotage à son encontre, les dirigeants de ce régime mettent les relations économiques et commerciales avec ces pays en priorité. Mais concernant les Etats-Unis et la Russie, il prend ses précautions. Car il sait que l’influence de ces deux pays en Iran peut créer des dangers et des risques pour tout le système. Ainsi, la population iranienne est sous la pression et sous la menace sur la scène intérieure par le régime réactionnaire de la RI et sur la scène internationale par l’impérialisme mondial.

Depuis l’élection de Mahmoud Ahmadinejad au post du président de la République, la plupart des médias occidentaux parlent justement de l’absence des conditions démocratiques dans la campagne électorale. Tous ces médias reconnaissent qu’Ahmadinejad n’a pas été élu par la population et qu’il a été imposé par les dirigeants du régime à la population. En plus, suite aux récentes déclarations d’Ahmadinejad à propos de l’Holocauste, l’Occident a pris des positions fermes à l’encontre de la RII. À tel point qu’actuellement les dirigeants européens comparent celle-ci à Hitler afin de se préparer à affronter un nouveau régime « hitlérien ».

Dans un autre article, nous développerons en détail sur les propos d’Ahmadinejad et les réactions des dirigeants européens. À présent, nous comparons l’actuelle situation iranienne sous le régime de la RI avec l’Allemagne nazie de 1939 sous la direction de Hitler.

Primo : le développement du nazisme et l’apparition de Hitler sont le résultat du militarisme développé de l’Allemagne des années 30. À l’époque, l’industrie allemande avait besoin de nouveaux marchés. Comme aujourd’hui, afin de prendre possession des ressources pétrolières et imposer son hégémonie, les Etats-Unis envahissent les autres pays.

Secondo : Hitler bénéficiait d’un large soutien social populaire. Et sa promesse pour que chaque citoyen allemand possède une Wolkswagen avait beaucoup de succès auprès des couches défavorisées de la société allemande de l’époque. Mais aujourd’hui, l’industrie et la technologie de notre pays sont au stade du montage et dépendants des pays occidentaux. En plus, Ahmadinejad est un criminel. Il est nommé par le régime que la population déteste. Ainsi, cette comparaison n’est pas juste. Le régime de la RII ni en technologie ni sur sa popularité n’est pas comparable avec le régime nazi et Hitler. Les régimes occidentaux connaissent bien la capacité technologique et nucléaire de notre pays. Et ils savent bien que devant le Pakistan, l’Inde, l’Ukraine, la Russie et Israël (les pays de la région qui disposent des armements nucléaires), la RI ne peut créer aucun danger. La réalité est autre. Le problème n’est pas la tentative du régime iranienne pour acquérir la technologie nucléaire. Les problèmes économiques des Etats-Unis sont le cœur du problème et ils essayent de les résoudre par le biais de la guerre et de l’invasion. L’expérience irakienne prouve que même si aujourd’hui le régime iranien arrête toutes ses activités dans ce domaine, le risque et le danger de la guerre persisteront toujours. Car après les installations nucléaires, ce sera le tour des missiles de longues portées. Car ces missiles peuvent mettre en danger la sécurité de l’Europe, Israël et des Etats-Unis. Et si les Iraniens détruisent ces missiles, ce seront ensuite les projets préparés par les Européens et les Américains qui leur seront dictés : il faudrait officiellement reconnaître l’existence de l’Etat d’Israël ; il faudrait qu’ils adaptent leurs relations extérieures selon les demandes et les exigences de l’Occident afin d’arriver au même niveau de dépendance que le régime de Chah.

Dans les circonstances actuelles, il ne faut pas permettre à certains traîtres et renégats de comparer notre position juste et logique à la politique de l’impérialisme mondial et voir notre refus d’accepter leurs programmes comme une sorte de rapprochement vers le régime au pouvoir en Iran. Par contre, il faut profiter de la situation actuelle afin de constituer un front vraiment démocratique et révolutionnaire pour régler les comptes avec le régime de la RII comme le mérite tous les régimes dictatoriaux du monde.

Il y a quelques jours, au cours de son voyage en Israël, la chancelière allemande Angela Merkel s’est excusée auprès des Juifs pour l’Holocauste. Ensuite, au cours de la réunion des ministres de la défense à Munich, en condamnant la RII, Mme la chancelière a déclaré : ce régime ne mérite pas ce genre de relations. Ces déclarations de Mme Merkel sont une reconnaissance claire qu’au cours des années, les Européens ont soutenu et aidé la RII (un des régimes le plus criminels de l’Histoire). Il semble qu’actuellement, comme les Européens n’arrivent pas à brider la RII comme ils veulent, Mme Merkel et d’autres dirigeants européens regrettent et mettent en question leur attitude envers Iran. Il est temps qu’afin de montrer sa sincérité, la chancelière allemande en tant que pionnière des dirigeants européens présentent ses excuses aux Iraniens pour les dizaines d’années de soutien qu’ils ont apporté au régime criminel de la RI. Il serait étonnant que la chancelière allemande présente ses excuses au peuple juif pour les crimes commis par les nazis dans les années 40, mais élude la politique européenne à l’égard de l’Iran. Et ce serait très courageux si la chancelière demandait la publication de la liste de la technologie allemande qui ne devait pas être livrée au régime de la RII. De même si Jacques Chirac – président de la République française – voulait prouver sa sincérité dans ses déclarations en demandant la publication du détail des ventes du réacteur atomique « industriel », des radars Razit et d’autres équipements militaires. Et il pourrait aussi demander la fermeture du centre parisien de la coordination des services de renseignements franco-iraniens. Un centre destiné à comploter contre les activistes de l’opposition iranienne à l’étranger.


Ouvriers et travailleurs iraniens


Soyez certains qu’aucun pays étranger ni institution internationale ne nous aideront dans notre combat contre le régime de la RII. Il faut savoir résister comme un roc. Dans la situation actuelle, seule la force de l’unité et de la solidarité peut désagréger le régime au pouvoir. La possession ou la non-possession de l’arme nucléaire par le régime au pouvoir en Iran n’aura aucun influence sur notre sort. Il faut mettre la question du renversement antagoniste de la RII à l’ordre du jour. Il n’y aura aucune amélioration dans nos droits économiques, politiques et sociaux tant que ce régime restera au pouvoir.

À bas l’impérialisme mondial avec à sa tête l’impérialisme américain

À bas le régime de la république islamique d’Iran

Vive la république démocratique populaire

Vive la mémoire des martyres de l’insurrection de février 1979 et de l’épopée de Siahkal de février 1971

Vive le socialisme


Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran
08 février 2006


Organisation of Iranian People's Fedaii Guerillas

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