Après la fraude électorale, une nouvelle vague de répression, de violence et de la dictature menace le pays


Hier, vendjavascript:self.print()t la fermeture des bureaux de vote pour les élections présidentielles en Iran, les partisans de la fraction de Khameney-Ahmadinejad ont annoncé la victoire de leur candidat. Il faut préciser que depuis quelques temps la radio et la télévision officielles de l’Etat répètent régulièrement que les votes de la population aux élections ne changeront rien et qu’à la fin c’est le guide spirituel qui aura le dernier mot. Après ce genre de propagande et de déclarations, il était évident que préalablement, ils avaient décidé de déclarer Ahmadinejad comme gagnant des élections. Bien que les votes pour Mir Hossein Moussavi étaient plusieurs fois supérieurs à ceux d’Ahmadinejad.

Actuellement, à Téhéran et dans d’autres villes, les gens mécontents de la fraude électorale sont dans les rues et s’affrontent avec les forces de l’ordre et les agents et les milices du régime. Sur l’ordre d’Ahmadinejad, la plupart des sites Internet des opposants sont bloqués et le réseau de téléphone mobile ne fonctionne pas. Hier, avant la fermeture des bureaux de vote, il y avait une sorte d’Etat de siège non déclaré et les forces des gardiens de la révolution et les milices du régime étaient installées dans la plupart des places et des carrefours de Téhéran. Dans quelques quartiers de Téhéran, des éléments liés aux gardiens de la révolution se sont rendus aux domiciles des gens pour contrôler. La plupart de ces éléments étaient des Arabes originaires du Liban et d’Irak. Les gardiens de la révolution avaient préparé leur « coup d’Etat » depuis quelques temps et avant la fermeture des bureaux de vote, ils ont annoncé la victoire de leur candidat et ils ont invité la population à participer à la «fête de victoire ».

Actuellement la population iranienne se trouve face à un fait accompli. D’après la constitution, le guide suprême est tout puissant et quand il approuve le résultat des élections, cela signifie que tout est « légal » et « légitime ». Dans ces conditions, il ne reste qu’une seule voie devant la population : la résistance et la lutte pour l’abolition du résultat falsifié des élections. Il faut étendre les manifestations et les protestations à tout l’Iran et exiger d’une seule voix l’annulation des élections et l’organisation d’une nouvelle élection sous le contrôle des inspecteurs de l’ONU et des institutions internationales.

À l’heure actuelle, tous les partisans de Mir Hossein Moussavi et de Mehdi Karroubi leur demande de défendre leur vote face au guide suprême (Khameney) et sa bande.

Dans les deux précédentes déclarations, l’Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran (OGFPI) avait demandé à la population de boycotter cette mascarade électorale. Aujourd’hui, les événements en cours nous donnent raison. Les quatre candidats ayant reçu l’approbation du conseil de la surveillance ne sont pas des candidats du peuple et en plus, il n’y a aucun organe neutre et indépendant pour contrôler les élections. Dans des conditions où les gardiens de la révolution contrôlent tous les centres et les organes-clés du régime, il était tout à fait évident qu’ils n’accorderaient aucune place pour les fractions adverses. Et comme dans le passé, ils se présenteront comme le procureur de la population.

Bien que nous étions pour le boycott de ces élections, nous invitons actuellement tous nos membres et nos militants à participer activement dans les manifestations face à la fraction d’Ahmadinejad, pour l’annulation des élections et l’organisation d’une nouvelle élection.


Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran
13 juin 2009

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