A l’occasion de l’anniversaire du massacre des prisonniers politiques en 1988



Compatriotes combattants,

Le 1er septembre 1988 est le jour du massacre massif et collectif des prisonniers politiques iraniens. Ce jour-là, sur ordre de Khomeiny, plus de dix mille prisonniers politiques ont été exécutés dans différentes prisons du pays. Aujourd’hui, 15 ans après cette tragédie, les familles de ces martyres ne connaissent pas encore le lieu d’enterrement de leurs proches. Bien que d’une façon infatigable les familles sont à la recherche de tout indice sur la mort de leurs enfants les dirigeants du régime de la république islamique d’Iran (RII) refusent toujours de donner le moindre détail sur ce massacre des prisonniers politiques.

Le 1er septembre 1988 est le jour de l’exécution des milliers prisonniers politiques sans jugement. Le jour où le point culminant de la férocité et de la barbarie du régime de la RII a été dévoilé auprès de l’opinion publique. Pour la population iranienne, la célébration de ce jour est une sorte de rappel de malheurs et de souffrance inexplicable qu’elle subit depuis l’arrivée au pouvoir du régime de la RI. Le régime qui exécute les partisans de la liberté. Le régime qui réprime les peuples turcomans, kurdes, azéris, baloutches, arabes, les tribus de la province de Fars et en d’autres termes tous les noyaux démocratiques et résistants. Le régime barbare et dictatorial de la RI est composé de deux fractions réactionnaires appelées réformiste et fondamentaliste. Le 1er septembre 1988, quand le régime était incapable de continuer la guerre contre l’Irak qui durait depuis 8 ans, afin de réprimer la voix des partisans de la liberté dans les prisons et assurer son existence et sa survie, il a organisé ce massacre.

Aujourd’hui, 15 ans après ce crime épouvantable, grâce au soutien du capitalisme mondial, ce régime est encore au pouvoir. Les institutions internationales comme la commission des droits de l’homme des Nations Unies ne montrent aucune réaction sérieuse à la politique répressive du régime iranien. Il est évident que jusqu’au jour où les grandes puissances auront des intérêts vitaux en Iran, face aux violations des droits de l’homme du régime en place, ces institutions se contenteront seulement de visites et de condamnations symboliques. Aujourd’hui, les vrais combattants sont encore exécutés dans les prisons iraniennes et le régime ne livre aucune information sur le sort de ces militants révolutionnaires emprisonnés. Ce que l’on dit aujourd’hui dans les médias occidentaux et iraniens sur les droits de l’homme et les prisonniers politiques ne concerne que quelques prisonniers de la fraction réformiste du régime et cela n’a rien à voir avec les vrais prisonniers politiques. Il est très rare que les médias parlent de ces vrais prisonniers politiques.

Aujourd’hui, la seule solution pour dévoiler le secret des crimes et des massacres du régime et pour libérer la population iranienne de la dictature religieuse, est le renversement du régime de la RII. Il est temps que les forces révolutionnaires et combattantes, en prenant les leçons du passé, mettent la question de solidarité et de l’union en priorité.


Organisation des Guérilleros Fédaïs du Peuple d’Iran
31.08.2003


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